Accompagnement du secteur privé : Le ministère de l’Economie renforce sa collaboration avec la Maison de l’entreprise


La présidente du conseil d’administration de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, Henriette Kaboré, a eu une séance de travail avec le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, lundi 17 février 2020. L’audience a porté sur les perspectives qui permettront à la Maison de l’entreprise de jouer pleinement son rôle pour favoriser l’essor d’un secteur privé compétitif au Burkina Faso.

Le ministre Lassané Kaboré

C’est dans le cadre de sa démarche de plaidoyer pour un meilleur appui au secteur privé et à la promotion de l’entreprenariat au Burkina Faso, que la présidente du conseil d’administration de la Maison de l’entreprise, Henriette Kaboré, et sa délégation, ont rencontré le ministre Lassané Kaboré. Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat entre la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) et le ministère de l’Economie, pour la facilitation du climat des affaires, la préparation et la mise en œuvre des projets destinés au secteur privé.


Selon le ministre de l’Economie, la MEBF joue un rôle majeur pour permettre au pays d’améliorer sa notation dans le rapport Doing business. Il avoue que les échanges, qui ont porté sur les perspectives qui permettront à la Maison de l’entreprise de pouvoir jouer pleinement son rôle, ont été très fructueux. Le rôle du ministère de l’Economie ne concerne pas que la collecte des ressources, mais c’est aussi de faire en sorte que l’économie puisse prospérer.


La MEBF a été créée dans le cadre d’un partenariat entre le gouvernement, le secteur privé et les Partenaires techniques et financiers (PTF), selon Lancina Ki, directeur général de la MEBF. Cela dit, le gouvernement a confié à la MEBF tout ce qui est formalisation et création d’entreprise, formalisation d’actes de construire et même la mise en œuvre de projets et programmes de l’UEMOA.

Le point a été fait au ministre de l’Economie, dit-il, qui y a noté beaucoup de progrès. « Nous avions ensuite demandé au ministre de faire en sorte que cette maison puisse jouer son rôle de façon efficace. Notamment l’accompagnement à simplifier davantage les formalités administratives pour permettre à la MEBF de livrer les actes dans des délais-records », a confié Lancina Ki. La MEBF instruit mais ce n’est pas elle qui signe, dit-il. Le ministre a pris l’engagement de voir, avec ses collègues, pour que les blocages puissent être levés.

Lancina Ki, DG de la maison de l’entreprise

Le second point de doléance a concerné les projets destinés au développement du secteur privé. La Maison de l’entreprise a souligné qu’il y a des projets qui se mettent en œuvre avec des composantes de développement du secteur privé, alors que ces composantes ne sont pas confiées à la MEBF. Il a été demandé au ministre de voir dans quelle mesure ces composantes peuvent être dévolues à la MEBF, qui a été créée à cet effet.


Lancina Ki note que là également, le ministre a pris l’engagement de voir avec ses collègues pour qu’à chaque fois qu’il y a un projet qui concerne le développement du secteur privé, il soit confié à la MEBF. D’autres points tels que la sécurisation des documents produits par des administrations publiques ont aussi été abordés, et la Maison de l’entreprise a noté que le ministre a été réceptif à toutes les doléances posées et en a instruit ses services techniques pour suivre tous ces aspects.

En 2019, environ 13 000 entreprises ont été créées au Burkina Faso. Cela a été possible grâce à certaines innovations telles que la réduction de la durée de création d’entreprises à 48 heures au maximum. Ce délai sera davantage réduit, selon Lancina Ki, parce que les créations se feront en ligne, à partir du 1er trimestre de 2020.

Etienne Lankoandé

Lefaso.net





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