Cameroun: Commerce – Le Vide-greniers fait plein d’heureux


Cette activité prend une nouvelle ampleur grâce aux réseaux sociaux et devient pour plus d’un, une source de gains.

Se débarrasser d’objets inutilement encombrant est un fructueux business pour plus d’un Camerounais désormais. Si l’activité se faisait déjà via le bouche à oreille, grâce à la toile, elle prend une toute autre ampleur désormais. Les publications annonçant des vide-greniers inondent les fils d’actualité des différents réseaux sociaux.

Certaines personnes ont même créé des plateformes exclusivement dédiées à cette activité sur Facebook. Tout y passe. Appareils électroménagers, meubles, vêtements, bijoux…Tout ce qui n’est plus utile dans une maison est bradé, à condition d’être en bon état.

Des photos des objets à liquider ainsi que leurs prix, des détails sur le produit et les conditions de retraits sont publiés.

La livraison se fait selon les termes d’entente, comme pour tout autre achat en ligne. En plus des ventes en ligne, des particuliers organisent aussi des ventes physiques. Angèle Hixe en a fait l’expérience la semaine dernière.

Du 10 au 15 février, elle a organisé un vide-dressing. Pour cette première expérience, des dizaines de visiteurs ont fait le déplacement du quartier Hippodrome à Yaoundé, en quête de chaussures, sacs et vêtements de grandes marques. Un évènement plutôt réussi, révèle-t-elle. « Cette première édition est encourageante.

A en juger par l’affluence, nous pensons avoir fait de bonnes affaires dans l’ensemble », poursuit Angèle Hixe. Si elle est à son premier essai, Francis Ebwa est devenu lui, un démarcheur de vide-greniers.

Au quotidien, il recherche sur les réseaux sociaux et auprès de certaines boutiques, des objets en soldes, et les publie sur différentes plateformes en contre partie de commission. Soit 5% du prix de vente de l’objet. Un business qui lui permet de gagner en moyenne 25 000 F par semaine.

L’option de vente en groupe est aussi de mise. Au quartier Biyem-Assi, lieu-dit Acacias, des populations ont récemment organisé un vide-greniers. Elles ont entrepris d’exposer le long des devantures de leurs domiciles, des objets de leurs débarras. « J’ai pu vendre un tapis qui m’avait coûté 30 000 à 10 000 F.

J’en étais plutôt satisfaite, sachant qu’au lieu de rester moisir dans le placard, il sera désormais utile à quelqu’un d’autre », renseigne Alexia Tchoua, une résidente du quartier qui, pour 5 000 F, a aussi pu rentrer en possession d’un range chaussures, dont le prix en boutique est d’au moins 10 000 F.

Un nouveau type de commerce qui comporte aussi des risques. Le vide-greniers est un marché où tout ou presque est vendu avec un « si ».

Les produits étant de seconde main, vaut mieux toujours faire preuve de grande attention car, on n’est pas à l’abri des déceptions et des arnaques. « Jai eu à acheter une friteuse trouée à un vide-greniers.



allafrica

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