l’extrême droite allemande a un bras armé



Les auteurs d’attentats tel que ceux qui a fait au moins 9 morts le mercredi 19 février près de Francfort sont mus par une idéologie néonazie, souligne la Süddeutsche Zeitung dans un éditorial. S’ils passent à l’acte, c’est qu’ils se sentent de plus en plus forts en Allemagne.

À Hanau, un homme d’extrême droite se rend dans deux bars à chicha et tue une dizaine de personnes. À Halle, un homme d’extrême droite tente d’attaquer une synagogue armé d’un fusil d’assaut. À Cassel, un homme d’extrême droite abat un préfet d’une balle dans la tête. Trois attentats en l’espace de neuf mois – auxquels s’ajoute l’attentat, déjoué, qu’un groupe d’extrême droite interpellé la semaine dernière projetait de commettre. Ce Groupe S, dont le chef est installé à Augsbourg [en Bavière], avait lui aussi prévu de pénétrer dans des mosquées pour y assassiner des fidèles au moment de la prière.

Comme les nazis considéraient les Juifs

Aussi différents que soient les coupables de Hanau, Halle, Cassel et Augsbourg, tous avaient pour moteur une idéologie selon laquelle il existerait une race supérieure, seule autorisée à résider en Allemagne. Pour eux, les gens à la peau plus sombre et aux cheveux noirs sont inférieurs et représentent un danger.

Ils déblatèrent sur la “mort du peuple [allemand]” sous prétexte que des familles originaires de Turquie ou de pays d’Afrique auraient plus d’enfants que les Allemands et qu’ils pourraient par conséquent bientôt imposer leur suprématie. Ils parlent d’un “remplacement de population” qu’ourdirait le gouvernement : des étrangers à la place des Allemands.

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Annette Ramelsberger

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Créé en 1945, le “journal du sud de l’Allemagne” compte parmi les quotidiens suprarégionaux de référence du pays. De tendance libérale, il est un grand défenseur des valeurs démocratiques et de l’État de droit. Il emploie ou a employé les meilleures

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