Autosuffisance en riz : les experts présentent les opportunités de la filière aux jeunes agricoles



L’autosuffisance en riz demeure une question épineuse en ce 21e siècle pour les Etats africains. Chaque année en Côte d’Ivoire, ce sont plus de 150 milliards de FCFA qui sont investis dans l’importation de riz pour satisfaire la consommation nationale selon le gouvernement ivoirien.

C’est dans ce contexte que ce mardi 25 février 2020 à Abidjan, le Forum des Libéraux de la Côte d’Ivoire en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté a initié une conférence publique sur le thème « enjeux, opportunités et perspectives de la culture du riz en Côte d’Ivoire dans une économie du marché ». L’organisation de ce forum permet de présenter les opportunités de la filière riz aux étudiants des établissements agricoles.

À l’ouverture, Sophie Konaté, chef de bureau Côte d’Ivoire de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, a fait l’historique de l’organisation et a salué la tenue de cette cérémonie qui contribuera à l’insertion des jeunes dans le tissu social.

Pour Kandé Mamadou, président dudit forum, cette activité vise à faire la promotion du libéralisme, à accompagner et encourager les jeunes promoteurs dans la filière riz, et montrer l’importance de la culture du riz dans l’économie ivoirienne.

« Je pense que la thématique d’aujourd’hui est à saluer. La riziculture est une opportunité pour la jeunesse de Côte d’Ivoire. Vous voyez aujourd’hui la chaîne de valeur qu’elle crée de la production à la commercialisation, à l’industrialisation de sorte à s’insérer dans le tissu social. (…) Il faut pouvoir leur inculquer l’esprit d’entrepreneuriat et la formation adéquate de sorte à devenir demain, notamment des opérateurs économiques avertis. », a indiqué, Koné Adama, représentant le ministre de la communication et des médias, par ailleurs porte-parole du gouvernement.

Ouvrant les échanges, Daouda Sangaré, conseiller technique du ministre de la riziculture, en charge du développement des charges riziculture pôle a souligné que la Côte d’Ivoire a les ressources qu’il faut. C’est pourquoi, il a trouvé judicieux de préparer cette jeunesse pour relever les défis de l’autosuffisance en riz. Ainsi à travers des campagnes d’information, de formation, des investissements, la Côte d’Ivoire offre donc des rudiments aux jeunes pour relever ce défi. Selon lui, pour être autosuffisant en riz. Il faut aussi maîtriser l’eau (à travers les maîtrises de l’irrigation de semences), la réhabilitation des barrages hydro-agricoles, limiter le nombre de variété à 5 maximum afin de permettre aux nouvelles usines de recevoir du riz homogène afin d’atteindre l’autosuffisance en 2025.

Au cours de son intervention, Tahé Ernest, de l’agence emploi jeune, a signifié que le projet Agir 2 propose des financements dans tous les secteurs d’activités, en l’occurrence l’agriculture aux petites et moyennes entreprises.

Pour que la culture du riz émerge « il faut la recapitalisation de l’agriculture, l’accès à l’équipement et aux intrants. Il faut la formation. Partout où l’agriculture à marcher l’État est en amont et en aval de la production », a dit pour sa part Dr Beye Amadou Moustapha, de Africa rice. Tout en indiquant qu’il faut qu’il ait un fond de garanti pour soutenir les projets de jeunes ».

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme annuel d’activité 2020 FLCI sur la question du « riz dans une économie libérale » à travers une série de conférences publiques et campagnes de sensibilisation sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Cyprien K.



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