Afrique Centrale: Les acteurs financiers invités à se mobiliser


Dans le but de dynamiser le nouveau marché financier unifié d’Afrique centrale, les Etats ainsi que les particuliers notamment les banques sont invitées à apporter une impulsion via leurs engagements soit en prenant des actions ou en intervenant davantage sur le marché des obligations.

L’appel a été lancé à l’occasion de la journée du marché financier organisé le 3 mars à Kintélé, par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), en collaboration avec le ministère des Finances de la République du Congo sur le thème : « Enjeux, défis du marché financier unifié de l’Afrique centrale. »

D’autres thèmes abordés ont porté sur la contribution du marché financier au programme des réformes économiques ; l’accélération du développement du marché financier de la Cémac ; le potentiel pour la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (cémac) ; l’émission des Sukuks, l’ancrage du développement durable en Cémac par l’essor et la finance verte ; etc.

« Cette journée constitue une étape majeure dans le processus de mobilisation des forces économiques de la Cémac autour des préoccupations liées, notamment, à la consolidation et au développement du marché financier ainsi qu’aux voies et moyens devant lui permettre de jouer pleinement son rôle d’accompagner le développement économique sous régionale », a déclaré le président de la Cosumaf, Nagoum Yamassoum.

« Compte tenu du potentiel économique de la sous-région, le travail à faire demeure colossal pour réaliser un renforcement qualitatif des capacités des acteurs et intervenants du marché et un accroissement du nombre et du volume des opérations d’appel public à l’épargne aussi bien par les Etats que par les entreprises », a-t-il relevé.

Pour relever ces défis, la Cosumaf bénéficie de l’appui des partenaires au développement, à savoir la Banque mondiale et la Banque africaine de développement qui l’aident dans l’élaboration des textes relatifs à la finance verte et au financement participatif.

Présidant les travaux, en lieu et place de son homologue des Finances et du Budget, la ministre du Plan, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a indiqué que cette réforme augure des jours meilleurs pour le redressement de nos finances publiques et de nos économies, puisqu’elle consolide les avantages d’un marché financier unique.

« Qu’il s’agisse des entreprises qui désirent financer leurs projets d’investissement, renforcer leurs fonds propres, diversifier leurs portefeuilles d’actifs, restructurer la géographie de leur capital, optimiser les opérations, le marché financier apporte des solutions diversifiées et pertinentes », a déclaré la ministre du Plan.

Rappelons que lors du sommet extraordinaire tenu à Yaoundé en fin 2016, les chefs d’Etat de la Cémac avaient adopté un ensemble de mesures orientées notamment vers la restauration des équilibres macro-économiques et la relance de la croissance. Parmi ces mesures figurait en bonne place celle visant à privilégier le recours au marché des capitaux pour le financement économique de la sous-région.

La résolution consistant à placer le marché financier de la Cémac au centre de la problématique du financement de l’économie est également intégrée dans la matrice des mesures préconisées dans le cadre du programme des réformes économiques et financières de ladite zone.

Cette orientation a été couronnée par la décision historique de la conférence des chefs d’Etat tenue en octobre 2017, à Ndjaména, sur la fusion des deux marchés financiers.



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