Abdelhamid Jelassi, le numéro deux d’Ennahdha démissionne



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En Tunisie, Abdelhamid Jelassi, l’un des fondateurs et numéro deux du mouvement islamiste Ennahdha a présenté officiellement sa démission ce jeudi. Abdelhamid Jelassi, s’était clairement opposé ces derniers mois aux prorogations du mandat du chef du mouvement Rached Ghannouchi, qui dirige le mouvement depuis 1970.

À l’heure où Ennahdha se prépare à son onzième congrès prévue en 2020, les divisions se multiplient et menace l’unité de ce parti qui a gagné les dernières élections législatives mais qui n’est pas parvenu à former un gouvernement. Les démissions se succèdent au sein du parti islamiste et les raisons se ressemblent.

Abdelhamid Jelassi, le numéro deux du mouvement a jetté l’éponge ce jeudi 5 mars et mis fin à 40 ans de carrière au sein du mouvement. Il rejoint ainsi une dizaine de hauts cadres démissionnaires en signe de protestation contre la gestion du parti.

Le parti frappé par de nombreuses divisions

« Je ne suis pas prêt à des querelles », a-t-il écrit. Très critique contre les pratiques d’Ennahdha, il affirme que la majorité d’adhérents sont pour le changement. Dans sa lettre, il revient à plusieurs reprises, sur le dixième congrès du parti, dit « congrès des controverses » durant lequel l’élection du bureau exécutif s’est faite selon « la loyauté et non pas selon la compétence ». Il met en garde sur l’avenir du parti qui pourrait disparaitre comme Nidaa Tounes, fondée par le président défunt Béji Gaid Essebsi.

Ennahdha est frappé par des divisons. Nombreux sont ceux qui critiquent la famille Ghannouchi accusée d’accaparer tous les pouvoirs. Fatih Ayadi, membre du bureau exécutif, minimise cependant l’impact de cette nouvelle démission. Pour lui « ce qui se produit à l’intérieur d’Ennahdha se produit au sein d’autres partis politiques dans cette période de grandes transformations ».



rfi

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