Afrique: Friperie ou Chantage – allAfrica.com


Le marché de la friperie enrichit les industriels du Nord et, en même temps, habille les populations du Sud. Ce marché juteux est à la base d’un bras de fer initié en février 2018 par … les États-Unis de Trump contre le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie. Casus belli ? Ces Africains ont décidé d’augmenter les barrières douanières sur les importations de la friperie d’origine yankee.

Washington fait, dès lors, pression sur Kigali, Kampala et Dodoma afin de lever des restrictions instaurées depuis 2016. Pour leur défense, les Africains justifient ces mesures par le besoin de protéger l’industrie textile locale. Une défense qui passe mal à Washington où la Maison Blanche rappelle sa chansonnette « America first ».

On en vient aux menaces. Ici, l’association professionnelle qui regroupe une centaine d’entreprises américaines du secteur des vêtements d’occasion a demandé de revisiter les avantages dont bénéficient ces trois pays du fait de l’AGOA.

Entre parenthèses, l’Africa growth opportunity act (AGOA) permet à près de 6 000 lignes de produits africains d’entrer aux USA sans droits de douane. En 2017, le système a généré 13,8 milliards $ pour l’ensemble des bénéficiaires (Nigeria, Afrique du Sud, Angola, etc.).

Alors, que risquent les trois boudeurs est-africains? Trump menace de suspendre les exemptions accordées à leurs exportations vers les States. Il est fâché parce que, suite aux restrictions imposées par le trio frondeur, les exportations américaines de produits textiles vers le Rwanda, notamment, ont chuté de 420 mille $ en 2015 à 130 mille en 2017, tandis que les exportations rwandaises vers les États-Unis sont passées dans le même temps de 435 mille $ à 2,16 millions.

De quoi parlons-nous ? De la friperie «Tombola-Bwaka» ou du chantage «trumpien» à l’arome économico-diplomatique ?



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