À Madagascar, la polémique autour des cartes d’identité continue



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Le président de la Commission électorale nationale indépendante a demandé, jeudi, la destitution du vice-président de cette institution à la Haute Cour constitutionnelle. Mais loin d’apaiser les tensions, cette décision redonne du grain à moudre à l’opposition qui a persisté ce week-end dans sa demande d’annulation de toutes les élections organisées depuis 2018.

La requête de destitution du vice-président de la Céni pour « faute grave et violation de serment » déposée par le président de cette institution Hery Rakotomanana a suscité l’étonnement. Quelle faute grave Thierry Rakotonarivo a-t-il commis ? Est-ce une violation de serment de rapporter qu’un peu plus d’un million d’électeurs possèdent les mêmes numéros de carte d’identité ? Ce dimanche, aucun des deux n’a donné suite à nos appels.

Hery Rakotomanana avait pourtant pris la défense de son second mercredi indiquant que les numéros identiques de CIN ne remettent pas en cause les élections et que cette anomalie est connue depuis plusieurs années. Cette demande de destitution est loin de calmer les esprits. Lors d’une conférence de presse, les partis des deux candidats malheureux à la présidentielle, le HVM du président sortant Hery Rajaonarimampianina et le TIM de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana ont dénoncé côte à côte des élections irrégulières.

Ce dernier a interpellé les bailleurs de fonds internationaux et le régime actuel : « Vous, la communauté internationale avez été induite en erreur alors que vous avez alloué une grande partie des fonds nécessaires pour garantir la crédibilité et la sincérité de ces élections. Vous les dirigeants avez la responsabilité de placer votre pouvoir dans une légitimité irréfutable. Vous apporterez une nouvelle crise dans le pays si vous persistez dans ce désordre actuel. »

La communauté internationale a déboursé 12 millions de dollars pour soutenir les élections présidentielle, législative et municipale malgaches. Elle n’a pour l’heure pas réagi aux déclarations de l’opposition.



rfi

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