Afrique Centrale: L’Angola recevra du Tchad 76 mille têtes de boeuf


Luanda — Soixante dix mille (70.000) têtes de boeuf d’origine tchadienne seront acheminées vers l?Angola, au cours des huit (8) prochaines années, comme conversion d’une dette contractée par Ndjamena près de Luanda, évaluée à 100 millions de dollars.

Relancer le secteur agropastoral et dynamiser l’économie du pays, telles sont les raisons d’importation de l’espèce bovine, et dont la première cargaison de 1500 têtes pourrait arriver en Angola le 11 mars 2020.

Selon le ministre angolais de l’Agriculture et des Forêts, António Assis, ces 1500 têtes de boeuf sont attendues en Angola dans le cadre d’une première phase d’acheminement, car le navire ne peut donc pas transporter une charge supérieure à celle-là.

Le ministre a fait cette annonce vendredi (6) au cours d’une visite à la ferme de Quiminha, périphérie de la capitale angolaise, qui visait à s’informer de la situation du bétail en quarantaine (processus d’analyse et de suivi du bétail par des vétérinaires).

Une fois terminée la période de quarantaine, une partie du gros bétail sera fournie aux hommes d’affaires privés, dans le cadre du programme d’encouragement à la culture d’élevage des bœufs, et l’autre partie sera distribuée aux familles paysannes, a-t-il expliqué.

Et quant au bétail émanant de la République du Tchad, le ministre a dit qu’il était destiné à la reproduction et formation des matrices du pays.

« Ce n’est qu’à partir de la quatrième génération du même bétail que l’on pourra abattre » ces têtes de bœuf, a-t-il affirmé.

Il n’y a pas encore des grands fermiers dans le pays, c’est pourquoi le programme vise á stimuler et à changer cette situation, a-t-il souligné, affirmant que Camabatela (province de Cuanza Norte), Luanda, Uige et Malanje étaient des régions qui vont bénéficier de ce bétail.

Durant la mise en œuvre du programme, d’autres provinces du pays pourront également accueillir ces animaux, car la région de Camabatela, dépourvue d’infrastructures, ne pourrait donc pas abriter seule les 75 mille têtes de bœuf, a enfin précisé le ministre de l’Agriculture et des Forêts.

Il y a lieu de signaler que le Tchad a un grand potentiel agropastoral, et que 53 pourcent du PIB du pays provient de ce secteur.



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