Algérie: Infrastructures routières – Denis Sassou N’Guesso sur les défis de l’intégration sous-régionale


A la suite de l’inauguration, le 6 mars, de la route d’intégration régionale Ketta -Ntam, à la frontière du Cameroun, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a indiqué à la presse que les dirigeants d’Afrique centrale œuvrent ensemble pour relever le défi d’interconnecter leurs pays à travers un réseau routier viable.

« Il y a d’importants défis que les dirigeants de cette région devraient relever pour relier les pays d’Afrique centrale », a-t-il indiqué.

Parlant du Congo, le chef d’Etat s’est félicité de ce que son pays est aujourd’hui relié au Cameroun par Ntam et Gabon par Lékéty, à la frontière avec la ville de Franceville, en attendant d’engager les travaux de Dolisie-Gabon sur l’axe Kibangou-Ndendé.

Il s’est dit, par ailleurs, ravi de voir que des efforts en continu se font dans le sens de cette intégration sous-régionale, soulignant que d’autres projets sont en cours pour relier le Congo à ses voisins, notamment la République démocratique du Congo avec le Pont route-rail, et la République centrafricaine à partir de Bétou, dans le département de la Sangha.

« Lorsque nous nous retrouvons ici à la frontière avec le Cameroun, au poste frontalier commun où nous sommes au Cameroun et au Congo, je vis cet instant comme un moment historique. Nous voulons laisser aux autres générations des Etats en mesure de travailler ensemble avec des conditions de développement mises en place », a-t-il déclaré, précisant que cela est valable pour les routes, les fibres optiques et l’électricité, allusion faite au projet construction du barrage hydroélectrique de cholé (600 mégawatts).

Ce barrage dont les études de faisabilité ont été bouclées relève de la volonté commune des chefs d’Etat du Cameroun, Paul Biya et du Congo, Denis Sassou N’Guesso. Il permettra, en ce qui concerne le Congo de concrétiser son boulevard énergétique, mais également de pallier le déficit énergétique dont souffre la sous-région d’Afrique centrale.

« Nous allons réaliser ce barrage parce qu’il nous reste que le président Paul Biya et moi de signer le protocole d’accord, autrement dit, une affirmation de notre volonté de le réaliser », s’est engagé le chef de l’Etat congolais. L’objectif de toutes ses aventures, a-t-il ajouté, est de léguer à la future génération aux affaires des infrastructures qui contribuent au développement et à l’émergence de l’Afrique centrale.

« Nous vous passerons le relai, mais il faut que vous l’entendiez, notre génération peut avoir la fierté de réaliser ces ouvrages. Vous êtes jeunes, nous devons vous le dire, parce que vous croyez dans vos discours politiques que rien ne se fait », a-t-il ajouté.

Selon le chef de l’Etat, à la suite de son accession à l’indépendance, en 1960, le Congo n’avait pas un seul kilomètre de route bitumée, en dehors de quelques ruelles dans la partie européenne à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie. Toutes les routes que compte le pays aujourd’hui l’ont été réalisées par la génération des cadres qui ont dirigé ce pays depuis l’indépendance jusqu’à ce jour.

« Il y a quand même parfois ce sentiment de fierté », s’est réjoui le président Denis Sassou N’Guesso.



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