à peine instaurée, la trêve du «coronavirus» aussitôt rompue



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Acceptée samedi 21 mars par les deux parties qui s’affrontent en Libye, la trêve dite « du coronavirus » a très vite été rompue. L’ONU et plusieurs pays avaient appelé à cette trêve humanitaire afin d’unir tous les efforts pour lutter contre le coronavirus.

Si les deux parties rivales s’accusent une nouvelle fois mutuellement d’avoir rompu la trêve, l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar pointe également du doigt les combattants turcs qui épaulent les forces de Tripoli.

Dans un enregistrement vidéo diffusé aux médias, Al-Mabrouk Al-Ghazoui, général-major et commandant des opérations de l’ANL dans le secteur de l’Ouest libyen dit détenir les dépouilles de quatre soldats turcs et d’un chef de milice syrien suite aux violents combats de Ain Zara au sud de la capitale, la semaine dernière. Le général-major a fait appel à la Croix-Rouge internationale pour transporter les corps vers la Turquie en l’absence de réaction du côté turc.

Annonce embarrassante pour Ankara

Plus tôt, le général Ahmed al-Mismari, porte-parole de l’ANL, a affirmé sur sa page Facebook que ses forces avaient déjoué une attaque turque visant à faire une percée dans les lignes de front au sud de Tripoli. Il demande aux autorités turques de récupérer les corps de leurs soldats.

Cette annonce pourrait-être très embarrassante pour la Turquie. En effet, depuis janvier dernier, Ankara enterre discrètement ses soldats tombés en Libye. Malgré la reconnaissance du président Reçep Tayyip Erdogan de la mort de deux soldats a Tripoli, les deux journalistes qui ont révélés l’identité de ses soldats sont depuis emprisonnés. Leur site d’information est fermé.



rfi

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