À Téhéran, la grogne et l’inquiétude des Iraniens face à la pandémie



Le coronavirus rend la vie des Iraniens apocalyptique, affirme le site Meidaan. Aux conséquences désastreuses de la pandémie se sont ajoutés une invasion de sauterelles, des tremblements de terre, des inondations dans tout le pays… et une méfiance de plus en plus prononcée de la société à l’égard de ses dirigeants.

Comment est-il possible d’être obligé de payer 120 000 tomans [2,6 euros] pour un kilo de gingembre ? Ou bien 45 000 tomans [1 euro] pour un kilo de citrons ? Comment les gens qui n’ont pas les moyens vont-ils s’en sortir ?” [La monnaie de l’Iran est le rial (IRR), dans la vie quotidienne les Iraniens emploient le terme “toman”. Courant mars, 1 euro valait entre 45 000 et 50 000 IRR. Le salaire moyen en Iran est de 100 euros.]

Depuis ce matin, je suis allé dans cinq pharmacies. Ils n’ont ni alcool désinfectant ni masques. Quelqu’un nous a dit : ‘Allez demander les masques à ceux qui promettaient leur distribution gratuitement.’ Tout le monde est devenu sans pitié.”

Ce sont des bribes de conversations des citoyens iraniens ces jours-ci, croisés dans les marchés, dans les centres commerciaux et devant les pharmacies. Ils ont tous un point en commun : des visages inquiets et la peur d’un avenir incertain.

Un film d’horreur

La plupart des citadins qui arpentent les rues vides de Téhéran portent un masque et regardent ceux qui n’en ont pas avec colère et méfiance. Ici, en Iran,

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Amir Abbas Kalhor

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Fondé en 2014, Meidaan (“La place” en persan) est un site analytique indépendant, hébergé à Téhéran et géré par des volontaires. Le site cherche à attirer l’attention sur des questions sociétales, environnementales et économiques. Son

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