À défaut de visites, les détenus espagnols ont accès à des téléphones portables



Le ministère de l’Intérieur espagnol a distribué 205 téléphones aux prisons. L’idée est que certains détenus puissent “voir” et discuter avec leurs proches malgré le confinement.

L’administration pénitentiaire espagnole a fait un geste inédit et bousculé un interdit : mettre à disposition des prisonniers des téléphones portables. L’idée, signale le quotidien El País, est de “limiter l’impact de l’interdiction des visites”, en vigueur depuis les mesures de confinement prises par le gouvernement.

Grâce à ces smartphones et à des applications adaptées, les prisonniers pourront ainsi garder un contact visuel avec leurs proches

Mais attention : il ne s’agit – pour l’instant – que de 205 appareils. Sachant que l’Espagne dénombre plus de 50 000 détenus et que chaque smartphone doit être soigneusement désinfecté après utilisation, “l’administration pénitentiaire reconnaît implicitement que le nombre de téléphones fournis ne suffira pas à couvrir les demandes”, poursuit le journal.

Des cas bien spécifiques

D’autant que ces demandes seront réservées en priorité à des cas très spécifiques : maladie ou décès d’un proche, naissance d’un enfant, grave problème familial… Bref, tous les cas qui, avant le confinement, donnaient droit à une autorisation exceptionnelle de sortie.

En outre, les prisonniers déjà en quarantaine ou présentant le moindre symptôme qui pourrait ressembler à une contagion potentielle seront exclus automatiquement du programme. C’est pourquoi El País parle de “double isolement”, en citant le texte d’application de l’administration pénitentiaire :

Dans ces cas de figure, le risque de contagion est très élevé.”

Dès l’entrée en vigueur des mesures de confinement, le ministère de l’Intérieur avait augmenté de 10 à 15 le nombre d’appels hebdomadaires autorisés depuis les cabines téléphoniques des prisons.

Source

Fondé en 1976, six mois après la mort de Franco, “Le Pays” est le journal le plus lu en Espagne. Il appartient au groupe éditorial epagnol Prisa.
Fin 2013, elpais.com a lancé deux nouvelles éditions pour ses lecteurs d’Amérique latine, dotées de

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