Au Tadjikistan, la succession politique passe avant l’épidémie de Covid-19



L’un des rares pays au monde à ne pas avoir signalé de cas d’infection au coronavirus, le Tadjikistan a vu ce week-end le début d’un processus de succession du président à vie, Emomali Rahmon, au pouvoir depuis 1992.

C’est devant les yeux de son père, le président Emomali Rahmon, que Roustami Emomali a été élu président du Sénat ce 17 avril. L’ex-maire de la capitale Douchanbé, et autrefois directeur de l’Agence de contrôle financier et de lutte contre la corruption, est devenu ainsi “le numéro deux du pays, et en cas de démission, décès ou incapacité du chef de l’État, il détiendra les rênes du pouvoir”, écrit Fergana Agency.

À 32 ans, Roustami Emomali pourrait donc se porter candidat lors de l’élection présidentielle de novembre prochain, à la faveur d’une réforme constitutionnelle adoptée par référendum en 2016 et qui a abaissé l’âge minimum d’admissibilité à la fonction suprême de 35 à 30 ans, précise le site russe spécialiste de l’Asie centrale. Cependant, à 67 ans, le père, au pouvoir depuis vingt-huit ans, pourrait toutefois se représenter pour une cinquième fois.

“La transition du pouvoir a commencé”, analyse Charofiddine Gadoev, leader du mouvement Réformes et développement au Tadjikistan dans les pages du quotidien moscovite Nezavissimaïa Gazeta. Et maintenant que le terrain politique est prêt, les autorités pourraient enfin reconnaître officiellement la présence de cas de Covid-19”, estime l’

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Alda Engoian





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