Bunia : afflux des déplacés dans des familles d’accueil après les dernières attaques des miliciens au village Mwanga


Plusieurs déplacés ayant fui les attaques des miliciens de CODECO le 13 avril dernier au village Mwanga ont trouvé refuge dans des familles d’accueil à Bunia. Pour l’instant, leur nombre n’est pas connu, mais il s’agit des milliers de déplacés qui, d’après le député provincial de l’Ituri Jean Bosco Assamba, traversent des conditions de vie précaires.  

« Ce que nous avons constaté est horrible et déplorable. Nous avons des milliers de déplacés ici qui ont fui les attaques des miliciens de CODECO dans le village Mwanga la semaine dernière. Ils sont dans la commune de Shari ainsi dans d’autres quartiers de la ville. La plupart de ces compatriotes sont dans les familles d’accueil qui hébergeaient déjà les déplacés de Djugu, il y a débordement, donc dans une maison tu peux trouver plus de 30 personnes et il y a risque d’enregistrer les cas des covid-19 dans cette contrée parce que les règles d’hygiène ne sont pas respectées » a dit à ACTUALITE.CD l’élu de Bunia.

M. Assamba appelle le gouvernement et ses partenaires à identifier ces déplacés afin de les assister.

« J’appelle le gouvernement provincial à procéder à l’identification de tous ces déplacés en vue de les aider urgemment avant l’intervention du gouvernement central. Nous recommandons au gouvernement central à travers son ministère des affaires humanitaire de venir assister ces vulnérables avec des vivres et non vivres y compris des médicaments et des kits hygiéniques parce qu’il y a débordement de la population, si on ne prend au sérieux cette situation le pire est proche. », ajoute-t-il.

Les miliciens de CODECO qui ont entamé leurs activités belliqueuses dans le territoire de Djugu fin 2017 ont étendu les violences dans le territoire d’Irumu où ils ont tué le 13 avril dernier deux policiers et trois soldats lors d’une attaque. Pendant ce temps, le HCR signale le déplacement de plus de 2 000 familles à Djugu depuis début avril suite à la recrudescence des violences.

Franck Asante, à Bunia

 

 

 

 



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