Au Royaume-Uni, l’énergie est produite sans charbon depuis 19 jours, un record



La baisse de la demande en énergie due au confinement, couplée à une hausse de l’apport des énergies renouvelables, a mis à l’arrêt les centrales à charbon du pays depuis près de trois semaines. Une première depuis la révolution industrielle.

“À peine quatre ans en arrière, le charbon représentait un quart du mix énergétique britannique.” Ces 19 derniers jours, celui-ci a complètement disparu. Une telle interruption ne s’est jamais produite – et elle est toujours en cours le 29 avril – “depuis 1882, en pleine révolution industrielle”, s’enthousiasme The Guardian.

Concrètement, cette performance a en partie été rendue possible par une baisse de la consommation d’électricité dans l’industrie, liée au confinement. “La demande globale a baissé de 18 % par rapport à la même période l’année dernière”, précise The Times. Dans le même temps, le beau temps couplé à plusieurs épisodes venteux ont entraîné une hausse de l’apport des énergies renouvelables. Résultat, “les centrales à charbon n’ont pas été sollicitées en près de trois semaines”.

Depuis le début de cette période record, le renouvelable constitue 37 % de la production d’énergie au Royaume-Uni, tandis que le reste provient du gaz (32 %), du nucléaire (22 %) et des importations provenant de France, des Pays-Bas et de Belgique (9 %). “Étant donné que les Pays-Bas continuent d’avoir recours au charbon, il se peut qu’une petite partie se soit tout de même glissée dans le mix britannique”, relève le quotidien conservateur.

Le chemin parcouru par le pays depuis quatre ans demeure impressionnant. Et suit une tendance de fond de réduction des émissions de CO2. Neuf des treize centrales à charbon que comptait le pays en 2016 ont cessé leurs activités. L’an dernier, le pays s’était d’ailleurs déjà passé du charbon pendant 18 jours et six heures, rappelle The Guardian

En février, le gouvernement britannique a décidé d’avancer la date de disparition définitive du charbon du mix énergétique d’un an, soit au 1er octobre 2024.





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