Afrique: Coronavirus – Ces développements qui inquiètent les scientifiques


Elles portent tant sur la multiplication des symptômes que sur la capacité du virus à proliférer dans certains environnements.

Au début de l’épidémie, trois signes seulement étaient à surveiller (fièvre, maux de tête, toux). Avec le temps, un éventail de symptômes se révèle. Chaque semaine la liste des symptômes provoqués par le nouveau coronavirus s’allonge et peu d’organes semblent épargnés, selon les médecins au front.

De la tête aux orteils, en passant par les poumons et même les reins, les formes du nouveau coronavirus varient de bénignes à graves, indiquent ils.

Du coup, ce qui avait commencé comme une grippe classique s’est transformé en l’espace de quelques mois en un catalogue de syndromes qui, dans leurs formes les plus sévères, peuvent déclencher ces désormais fameuses « tempêtes de cytokine », un emballement de la réaction immunitaire pouvant entraîner la mort.

Les médecins généralistes, en première ligne, ont été les premiers à tenter de dégager des schémas dans l’évolution de l’épidémie. « On nous avait dit au début : fièvre, maux de tête, petite toux.

On nous a rajouté : nez qui coule, gorge qui démange. Ensuite, c’étaient les symptômes digestifs : diarrhée, maux de ventre », se souvient un médecin français de famille face à la presse.

Puis, douleurs dans la cage thoracique, perte du goût et de l’odorat, lésions cutanées comme l’urticaire ou des engelures sur les orteils… « On a commencé à se dire qu’il fallait se méfier d’à peu près tout », avoue-t-elle.

Selon Babak Javid, spécialiste des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire de Cambridge, il n’est pas rare qu’un virus provoque autant de manifestations. Mais certains symptômes de la Covid-19 comme la perte d’odorat ou la formation de caillots sanguins, semblent bien spécifiques à cette épidémie.

Les médecins soupçonnent la Covid-19 d’être également responsable de l’hospitalisation de plusieurs dizaines d’enfants à New York, Londres et Paris, présentant des états inflammatoires « multi-systémiques » rares, évoquant une forme atypique de la maladie de Kawasaki ou un syndrome du choc toxique qui s’attaque aux parois des artères et peut provoquer une défaillance des organes.

Un rapport interne du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) aux Etats-Unis, qui a analysé les symptômes sur 2591 patients hospitalisés entre le 1er mars et le 1er mai, conforte ces indications.

Les trois quarts des patients avaient des frissons, de la fièvre et/ou de la toux, et presque autant des difficultés respiratoires, symptômes les plus courants du nouveau coronavirus. Près d’un tiers se plaignait de courbatures, idem pour la diarrhée ; un quart des nausées ou des vomissements.

Quelque 18% avaient des maux de tête, 10 à 15% des atteintes pulmonaires ou abdominales, le nez qui coule, des maux de gorge.

Et pendant que les médecins vont de surprise en surprise, l’on vient de découvrir que les égouts et canalisations sont propices à la prolifération de la Covid-19.



allafrica

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