La Première ministre belge accueillie par une haie de “déshonneur” à l’hôpital



En visite ce 16 mai dans un hôpital de Bruxelles, Sophie Wilmès a été accueillie par une centaine de soignants qui lui ont tourné le dos. Ils dénonçaient le manque de moyens alloués à leur secteur mais aussi un arrêté récent, qui permet de réquisitionner du personnel médical en cas de besoin.

“C’est l’image du week-end et peut-être déjà l’une des plus marquantes de la crise sanitaire en Belgique”, écrit Le Soir. Le samedi 16 mai, la Première ministre Sophie Wilmès avait entrepris de visiter, de façon non officielle, plusieurs hôpitaux bruxellois. Mais à son arrivée à l’hôpital Saint-Pierre, dans le centre-ville, “une centaine d’infirmiers, médecins, aides logistiques, personnel de nettoyage, administratifs et pompiers” l’attendaient de part et d’autre de l’allée et se sont tournés sur son passage, relate le quotidien francophone.

Une haie de déshonneur pour marquer une colère que les applaudissements quotidiens ne suffisent plus à apaiser.”

L’événement qui a mis le feu aux poudres est la publication de deux arrêtés royaux, au début du mois, par la très décriée ministre de la Santé publique, la libérale flamande Maggie De Block, comme le souligne La Libre Belgique. Ces textes permettent la réquisition du personnel médical en cas de pénurie, et l’extension de la délégation d’actes médicaux à d’autres professionnels de la santé. “Les infirmiers estiment avoir fourni assez d’efforts et s’être montrés suffisamment disponibles tout au long de la crise sanitaire”, rapporte Le Soir

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