plongée dans les carnets d’enquête de Pierre Péan – Jeune Afrique



Près d’un an après la disparition de Pierre Péan, la publication de ses « Mémoires impubliables » nous plonge dans les coulisses de ses enquêtes, souvent sulfureuses.


Évoquer le dernier livre de Pierre Péan, écrivain prolifique avec quarante ouvrages publiés, c’est à coup sûr parler du dernier dans tous les sens du terme : l’auteur, en effet, est mort il y a maintenant près d’un an. Avant de disparaître, le célèbre enquêteur a laissé un gros pavé baptisé Mémoires impubliables, dont il n’a malheureusement pas eu le temps de relire l’état final.

Nous pouvons l’assurer, pour avoir parlé avec lui, peu avant sa disparition, d’un sujet qu’il aborde – la nationalisation du pétrole iranien au début de 1973 – et à propos duquel ce qu’il écrit n’est pas tout à fait exact : il ne fut pas véritablement l’auteur du scoop annonçant cette information essentielle en pleine crise pétrolière, même s’il fut le premier à en avoir entendu parler, puisque cet auteur, c’est… le signataire de ce texte.

Erreur qui n’a pas été corrigée alors qu’il nous avait dit qu’il le ferait. Mais cela n’enlève rien à la qualité et à l’intérêt de l’ouvrage, du moins pour l’essentiel. Car Péan, s’il n’était pas exempt de défauts, s’il était à coup sûr capable d’erreurs de jugement, voire de croire à des informations pour le moins discutables, s’il pouvait même avoir un trou de mémoire comme dans le cas cité ci-dessus, était un homme qui ne mentait pas. Tous ceux qui l’ont connu de près et sur la durée peuvent l’affirmer.

Comme un roman policier

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