L’Écosse met fin au délit de blasphème : une bonne nouvelle, vraiment ?



Édimbourg compte criminaliser les comportements et la détention de contenus “susceptibles” d’inciter à la haine. Une notion floue qui ouvre la porte à des dérives, selon une partie de la presse.

“À première vue, la nouvelle loi écossaise contre la haine ressemble à une bonne nouvelle”, salue le site britannique Spiked. Le texte, dont la première mouture a été présentée devant le gouvernement local fin avril, à Édimbourg, prévoit d’en finir avec le délit de blasphème. “La dernière condamnation pour un tel fait remonte à 1843, lorsqu’un libraire avait mis en vitrine des affiches profanes, rappelle le média à tendance libertaire. Le gouvernement écossais a raison de s’en débarrasser, il s’agit d’une loi archaïque et inutilisable dans une société libre.” Cette nation constitutive du Royaume-Uni est d’ailleurs à la traîne en la matière : en Angleterre et au pays de Galles, le blasphème a été dépénalisé en 2008.

Seulement voilà. Les dispositions de cette nouvelle loi, censées lutter contre les discriminations, ne plaisent pas à tout le monde. “Les menaces à la liberté d’expression sont comme une hydre – quand on tranche une tête, il en repousse deux à la place”, martèle la journaliste Emma Webb. En d’autres termes :

La nouvelle loi est encore pire, car elle institue un délit de blasphème d’un nouveau genre.”

Il ne doit pas forcément y avoir “d’intention” d’inciter à la haine pour déclencher une poursuite

Concrètement, le texte

[…]





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