Avec le procès de Nétanyahou, Israël est entré dans “une quatrième dimension démocratique”



Le procès pour corruption de Benyamin Nétanyahou, le premier en Israël d’un chef de gouvernement en exercice, s’est ouvert dimanche 24 mai. Il est accusé d’avoir négocié (ou tenté de négocier) une couverture favorable auprès de deux médias et d’avoir reçu des cadeaux somptueux de la part de riches personnalités en échange de faveurs. Commentant l’attitude du prévenu au tribunal, le quotidien de gauche Ha’Aretz y voit “un homme sans aucun scrupule” qui prend “tout un pays en otage”.

Cette image restera à jamais gravée dans la mémoire de notre pays : le Premier ministre Benyamin Nétanyahou à l’entrée du tribunal de Jérusalem juste avant le début de son procès, ses fidèles ministres, la bouche dissimulée par un masque, debout derrière lui, tandis qu’il s’en prend au pouvoir judiciaire comme un vulgaire délinquant.

Même à l’aune de ses propres critères moraux peu élevés, Nétanyahou a atteint un nouveau nadir et démontré une fois de plus qu’il est inadmissible qu’un prévenu occupe les fonctions de Premier ministre. Et cela vaut en particulier pour Nétanyahou, chez qui la provocation est une seconde nature.

Il a réitéré les accusations mensongères que ses partisans et lui n’ont cessé d’infliger à l’opinion publique, déclarant notamment :

Des gens dans la police et au sein du ministère public se sont entendus avec des

[…]

Éditorial

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Source

Premier journal publié en hébreu sous le mandat britannique, en 1919, “Le Pays” est le journal de référence chez les politiques et les intellectuels israéliens.
Aujourd’hui situé au centre gauche, Ha’Aretz a toujours cultivé une ligne

[…]

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