Burkina Faso: Coronavirus – PARE-19 pour sortir 15 000 entreprises des turbulences


Le mardi 26 mai 2020, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a lancé le Projet d’accompagnement à la résilience économique face à la covid 19 (PARE covid 19). L’initiative, qui a une durée de six mois, est une réponse du secteur privé aux effets pervers de la pandémie sur l’économie du Burkina Faso.

En effet, PARE covid 19, qui va toucher les entreprises vulnérables, quinze mille environ, permet de trouver en un seul endroit la possibilité de présenter leurs préoccupations et de bénéficier de l’assistance et de l’accompagnement.

C’est peu de dire qu’avec le coronavirus certaines entreprises ont presque le genou à terre. En effet, « malgré des dispositions particulières dans nos pays, les économies ont été durement affectées par cette crise », souligne le premier vice-président de la Chambre de commerce, Mamady Sanoh.

« En cette période difficile que nous traversons, je voudrais traduire la compassion du gouvernement à tous nos compatriotes qui subissent d’une matière ou d’une autre les conséquences économiques et sociales de la pandémie de la covid 19 », déclare le ministre du Commerce, Harouna Kaboré.

En plus le ministre déplore que les petites et moyennes entreprises, fer de lance de la création des richesses, aient des capacités de résilience généralement limitées.

Afin d’aider celles-ci à traverser ces temps difficiles et à envisager la reprise effective de l’activité économique, la Chambre de commerce et certains de ses partenaires mettent en place le Projet d’accompagnement à la résilience économique (PARE-19).

« Le projet répond à la nécessité d’apporter un accompagnement spécifique aux entreprises en difficulté dans leur gestion quotidienne et surtout dans leurs relations avec leurs partenaires », explique Mamady Sanoh de la Chambre de commerce.

Un accompagnement non financier pour les entreprises en difficulté qui consiste à accroître les capacités d’écoute, d’assistance et d’accompagnement.

Et pour exposer leurs préoccupations d’ordre fiscal, comptable, juridique, social, financier et en appui-conseil, l’informaticien Elie Sawadogo explique que cela peut se faire sur deux réceptacles : une plateforme électronique qui comporte une compilation de textes ayant un intérêt pour la reprise de l’économie et un centre d’appel 34 08.

« Les entreprises ont dans un délai de 48 heures des réponses à leurs préoccupations », indique Elie Sawadogo. Elles bénéficieront ainsi de diagnostics flash qui permettront d’approfondir les causes de leurs préoccupations.

Il s’agira également de leur apporter assistance et accompagnement dans la gestion des relations d’affaires qui pourraient se dégrader avec leurs partenaires-clés du fait des effets de la covid 19.

Le moins que l’on puisse dire est que cette crise due au coronavirus a mis à nu certaines insuffisances de notre économie. Selon le ministre du Commerce, « c’est dans l’engagement collectif fondé sur la solidarité, la complémentarité et la subsidiarité que nous viendrons à bout des défis du moment…

Cette crise nous incite davantage à réinventer notre modèle économique et notre rapport avec le monde en réorganisant nos chaînes de valeur et en protégeant mieux nos intérêts stratégiques ».

Pour le ministre, les entreprises doivent intégrer dans leurs visions les mutations sociales, économiques, environnementales qui sont irréversibles et se renforcer davantage.

« Nous avons la ferme conviction que c’est dans la mobilisation et la mutualisation des efforts que nous parviendrons à atténuer l’impact de cette pandémie et à renforcer la résilience des entreprises de notre pays », indique pour sa part Mamady Sanoh.

« Ma conviction est toute faite que le Burkina Faso a, avec cette crise, une chance historique de repartir sur de nouvelles bases économiques », affirme le ministre Harouna Kaboré, qui voit donc dans cette crise une aubaine.



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