À Hong Kong, la Chine fait le sacrifice d’une place financière majeure



En imposant sa loi sur la sécurité nationale, Xi Jinping va remettre en cause la liberté des affaires et de l’information dans le territoire. Au risque de faire disparaître ce qui rend spéciale la Région administrative.

Si l’annonce faite le 22 mai par la Chine de son intention d’imposer une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong a suscité de sérieuses inquiétudes pour la démocratie dans le territoire, le prix à payer sur le plan économique pourrait être lui aussi considérable.

Hong Kong peut en tout cas dire adieu à son titre de deuxième économie la plus libre du monde, une auréole accordée par le think tank Heritage Foundation en raison de ses taux d’imposition négligeables, de son port franc, de la facilité d’y faire des affaires, de la circulation sans entraves des capitaux et de son État de droit transparent.

Plus grave : l’année dernière, les États-Unis ont adopté l’Acte sur les droits de l’homme et la démocratie à Hong Kong, qui prévoit un examen annuel du niveau d’autonomie du territoire [garanti par la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale] ; or, s’ils constatent que la Chine y a accru son contrôle [ce qui vient d’être fait verbalement par le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo], les États-Unis pourraient revenir sur les privilèges économiques et commerciaux dont jouit Hong Kong, lequel perdrait alors son attractivité en tant que porte d’entrée vers la Chine.

Un contexte déjà très

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William Pesek

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Le Nikkei renforce sa couverture de l’Asie en consacrant une publication hebdomadaire à la région. Reportages, analyses, enquêtes – notamment économiques – font de cette publication une source précieuse pour suivre l’actualité. Une manière

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