À Hong Kong, Pékin ne peut pas enchaîner l’idée de liberté



Une loi légitime ?

La loi sur la sécurité nationale à Hong Kong a été soudainement mise à l’ordre du jour de la session parlementaire chinoise qui s’est ouverte le 22 mai à Pékin, avec deux mois de retard du fait de la crise du Covid-19. Son principe a été approuvé le 28 mai et ses termes doivent maintenant être précisés. Le texte punirait non seulement les “actes de sécession, de subversion, de terrorisme ou d’intelligence avec des forces étrangères”, mais aussi les “activités mettant en danger grave la sécurité nationale”, selon le South China Morning Post. Il prévoirait de plus l’installation d’agents du gouvernement central chargés des questions de souveraineté dans la région administrative spéciale (RAS).

Dans le camp démocrate hongkongais, on estime que cette législation contourne l’appareil législatif local, qu’elle contrevient au principe “Un pays, deux systèmes”, qu’elle menace la liberté d’expression à Hong Kong et nuira au statut de centre financier international de la RAS. Le barreau de Hong Kong a abondé dans ce sens en estimant que cette loi comporte “des aspects inquiétants et problématiques”, touchant à des questions qui sont “dans le champ de l’autonomie” législative hongkongaise, rapporte le site Hong Kong Free Press.

Le 27 mai, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a jugé que Hong Kong avait perdu son autonomie vis-à-vis de la Chine continentale. En conséquence, Washington pourrait révoquer le traitement commercial de faveur réservé au territoire.





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