Afrique: Accusé de mal gouvernance à la BAD – Akinwumi Adesina sur siège éjectable


Les allégations de mal gouvernance portées contre le premier Nigérian à la tête de la Banque africaine de développement (Bad) amoindrissent ses chances d’être réélu en août prochain, à la tête de cette institution bancaire, notée « AAA ».

En effet, le bureau du conseil des gouverneurs de la Bad a acté le principe d’une enquête indépendante dans l’affaire des affirmations de favoritisme qui le visent.

Esseulé par des allégations de favoritisme, le président de la Banque Africaine de développement (Bad) Akinwumi Adesina est dans de sales draps.

Une mauvaise posture qui pourrait écorcer l’image et la réputation de la Bad, bien cotée avec la note triple « AAA » si rien n’est fait dans ce sens pour dissiper la fumée noire du dedans.

D’après des sources concordantes, le président Adesina n’a pas reçu «l’onction des principaux actionnaires à savoir la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne pour imprimer sa marque». Selon les mêmes sources:

«En tant président de la Bad, M. Adesina impose sa vision des choses, en se prêtant au jeu de favoritisme des ressortissants nigérians dans les recrutements, à la nomination de ses proches à certaines postes, à l’attribution douteuse de contrats, foulant ainsi les règles internes».

Ce qui n’est pas du goût de ses détracteurs, qui depuis janvier dernier ne cessent d’alerter les décideurs de ce qu’il considère comme du « népotisme ».

Toujours selon les indiscrétions: «Certes, l’on parle de Banque africaine de développement, mais c’est une banque regroupant 54 pays africains et 27 pays membres non régionaux des continents européen, américain et asiatique.

De ces 81 actionnaires, les grandes puissances précitées constituent la locomotive de la banque et lorsque ces dernières ne sont pas en phase avec le président, celui-ci peut ranger tranquillement ces bagages et partir».

L’Argentine, la Côte d’Ivoire et la Namibie, les trois pays qui composent actuellement le bureau du conseil des gouverneurs, ont rapidement exaucé le souhait de Washington, en donnant le feu vert à une enquête indépendante.

En réalité, cette autorisation intervient après la demande des Etats-Unis, un des principaux actionnaires de la Bad, d’ «une enquête approfondie sur ces allégations par un enquêteur extérieur indépendant», dans une lettre signée de Steven Mnuchin datée du 22 mai dernier.

Et dans cette lettre le secrétaire américain au Trésor y faisait part de ses « sérieuses réserves » sur l’enquête interne menée par la Bad, qui l’avait conduit à disculper totalement Akinwumi Adesina, mis en cause depuis le début de l’année par des «lanceurs d’alerte».

Les sources de poursuivre : «Si cette deuxième enquête formulée par les Etats-Unis aboutit, alors le président Akinwumi Adesina sera amené à démissionner. Ce qui va durement compromettre ses changes à la présidence du Nigéria.

Parce qu’en réalité, la Bad n’était qu’un palier à franchir pour postuler à la présidence Nigériane». Pour s’en convaincre, mettent en lumière nos sources:

«M. Adesina avait le soutien indéfectible de l’ancien chef de l’Etat nigérian, Olusegun Obasanjo et de l’ancien ministre de l’économie et des finances, devenu directrice générale adjointe de la Banque mondiale entre autres personnalités de son pays acquises à sa cause, sous réserve de voir l’actuel président Muhammadu Buhari renoncer à la présidentielle Nigériane… ».

A la dernière réunion des gouverneurs qui devait désigner la prochaine destination des assemblées annuelles, l’actuel président n’avait aucun soutien de pays européens. D’ailleurs les lanceurs d’alerte ont été activés… ».

Toutefois, ils s’accordent tous à dire que «la question doit et va être réglée pour garder l’image et la réputation de la Bad, bien cotée avec la note triple « AAA »».



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