Congo-Brazzaville: Claudio Sama Kenegui : « Nous restons optimistes quant à la tenue cette année du Festim-Brazza »


Face à la crise du coronavirus dans le monde, la tenue de nombreux événements culturels parait incertaine. S’il y a des organisateurs qui optent pour le report ou le décalage à plus tard des activités, d’autres restent confiants en préférant attendre la décision des gouvernements jusqu’à l’approche des dates fixées. Entretien.

En tant qu’opérateur culturel et touristique, promoteur du festival d’images de Brazzaville, comment vivez-vous cette crise du coronavirus ?

Ce n’est pas facile parce que quasiment tout est aux arrêts. Mais, nous ne devons pas oublier que la santé n’a pas de prix et l’humanité n’a pas de choix, quant à s’incliner face à la pandémie de la covid-19 à travers un mode de vie conforme aux mesures barrières édictées par les gouvernements du monde entier dont celui du Congo.

Peut-on s’attendre à la troisième édition du Festim-Brazza malgré la pandémie du coronavirus qui perdure dans plusieurs pays ?

Bien sûr, car la crise sanitaire de la covid-19 n’est pas la fin du monde. Il faut simplement repenser notre manière de faire et de vivre. Nous rassurons que la troisième édition du Festim-Brazza aura bien lieu en août dans la mesure où le déconfinement total au Congo a lieu avant la date retenue. Toutefois, nous attendons de voir, jusqu’en juillet, la progression de la situation et les décisions du gouvernement congolais et d’autres pays partenaires qui participeront cette année à l’événement.

D’autant plus qu’il y a de l’espoir de votre côté, où en êtes-vous au niveau des préparatifs ?

Malgré un effectif réduit et un ralentissement des activités suite au confinement à domicile de la population, nous avons progressé dans les préparatifs et attendons de voir des améliorations dans l’évolution de la crise sanitaire due à la covid-19 pour lancer officiellement la troisième édition de notre festival. Notre souhait est que l’événement se déroule, comme l’an dernier, du 01er au 10 août 2020, à l’esplanade du Centre national de radio et télévision congolaise (CNRTV) à Nkombo. Le thème choisi est : « Diplomatie culturelle et touristique, politique d’entente et d’échange entre Etats, facteur du vivre ensemble face aux défis du monde contemporain ». Comme ambassades accréditées au Congo et participant à l’événement, il y aura entre autres Etats : la Chine, la Côte d’Ivoire, le Maroc, l’Angola, l’Inde, la Belgique, l’Allemagne, etc.

Aujourd’hui, le secteur culturel se réinvente grâce au web et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pourrait-on s’attendre à une édition numérique si la crise de la covid-19 ne s’améliore pas au Congo d’ici à août ?

Quoique l’initiative soit louable, je ne pense pas que nous opterons pour cette voie parce que le Festim-Brazza est une rencontre qui favorise le brassage culturel et le tourisme inter-Etat. Aussi, le format du festival est conçu de sorte à réunir les participants pour mieux le célébrer. Ainsi, face à une telle impasse, nous pourrons peut-être repousser l’événement à une date ultérieure.

Un mot de fin.

J’exhorte les acteurs et actrices du secteur culturel à garder l’espoir et à trouver en cette période de chômage technique une occasion de se ressourcer pour l’avenir. La culture et le tourisme participent fortement à la vie de nos nations. Ainsi, j’ose simplement croire que demain sera meilleur. Par ailleurs, je félicite l’abnégation et les efforts du gouvernement congolais et des autres nations dans la lutte contre ce virus. Continuons à nous protéger et à protéger les autres en respectant les mesures barrières contre la covid-19 : le port du masque, le lavage des mains, la distanciation sociale, etc.



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