le parti macronien aimanté par la droite



Les alliances sont nouées avant le deuxième tour des municipales. Le parti LREM se rapproche de LR. Une attraction qui contribue un peu plus à brouiller l’identité du parti présidentiel français, estime le quotidien belge Le Soir.

De gauche et en même temps de droite, revendiquait Emmanuel Macron à l’époque de sa conquête présidentielle, en 2017. Trois ans plus tard, le temps de la clarification serait-il venu ?

Alors que le second tour des élections municipales aura finalement lieu (in extremis et si la situation sanitaire continue d’être sous contrôle) le 28 juin, la balance du parti penche désormais résolument d’un côté plutôt que de l’autre.

À l’heure ultime du dépôt des listes, mardi soir, le choix des alliances de La République en marche (LREM), ou celui de ses anciens piliers, s’est porté le plus souvent en direction de la droite. Et même parfois en direction de la frange la plus conservatrice du parti Les Républicains.

Collomb s’émancipe

Dans plusieurs grandes villes du pays, ce rapprochement est spectaculaire. C’est le cas à Lyon, où Gérard Collomb, le premier des macronistes, celui qui le premier avait cru en l’étoile d’Emmanuel Macron alors qu’il n’était encore que ministre de l’Économie sous François Hollande, vient d’oser un sacré pied de nez.

Après un résultat décevant au premier tour, le 15 mars, le maire sortant de la capitale des Gaules (qui avait d’ailleurs quitté le gouvernement avec fracas pour reconquérir sa ville) s’est désisté dans la course à la métropole en faisant alliance avec le prétendant de la droite, avec la bénédiction du parrain local, Laurent 

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Joëlle Meskens

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Lancé en 1887, Le Soir est, avec La Libre Belgique, l’un des deux quotidiens de référence en Belgique francophone. Riche en suppléments et pionnier sur le web, il a néanmoins vu ses ventes s’éroder fortement au fil des années

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