Afrique: Cinéma – La série sénégalaise « Le virus » ravive des exploits inédits


Le court métrage de fiction, réalisé par Mohamed Moustapha Kanté et l’acteur Khalifa Diouf depuis fin avril au Sénégal, devient une référence sur la scène nationale et internationale. En avant plan pour la lutte contre la covid-19, « Le virus » est une série quotidienne pour combattre la propagation du coronavirus.

Diffusée chaque soir sur la chaîne de télévision locale ITV et sur les réseaux sociaux, ce feuilleton à succès reprend des intrigues classiques, des histoires d’amour, la jalousie, mais le tout sur fond de la pandémie de covid-19 ; couvre-feu, mise en quarantaine, interdiction des rassemblements et les mesures barrières. « On a voulu faire des téléfilms de cinq à huit minutes pour montrer ce qu’il faut faire et qu’il ne faut pas faire pour échapper au coronavirus. Nous avons jugé que c’est plus efficace de le montrer en allant au-delà des messages habituels comme lavez-vous les mains, éternuez dans votre coude, évitez les rassemblements, portez les masques », a indiqué Moustapha Kanté.

Tout commence avec le retour d’un « modou-modou » un émigrant sénégalais venu d’Italie, tout en ignorant qu’il est atteint du virus et contamine par la suite la famille, une histoire tirée d’un fait réel. Pour Moustapha Kanté, la série  » Le virus » est inspirée dès l’apparition du premier cas du coronavirus au Sénégal début mars. Chaque épisode de quatre à huit minutes aborde une thématique liée à la covid-19, à savoir : port du masque, modes de contamination, fausses informations, modes de prévention.

En effet, « Le virus » se veut créatif mais aussi pédagogique. Selon Moustapha, la série est un moyen efficace pour faire passer un message. « Parce qu’on a vu dans toutes les chaînes à travers le monde que les mêmes choses, alors que ce n’est pas suffisant. On développe plusieurs thèmes de vie quotidienne de tous les jours, tout en les sensibilisant, mais le virus reste le contre », a-t-il renchéri.

Cette série de trente épisodes en wolof, langue parlée au Sénégal, a commencé au même moment que le Ramadan et passe à l’heure de la rupture du jeûne. Ce moment où les Sénégalais sont friands de sketches est propice à la sensibilisation dans un pays où la contagion reste relativement limitée, où l’inquiétude est présente quant aux capacités du système sanitaire, avec trois mille cas de contamination et plus de trente décès.

Dans cette série, le personnage inventé du Dr Diouf qui intervient à la fin de chaque épisode est mieux entendu que ses véritables confrères en blouse blanche. Les scènes sont des courtes séquences imaginées dans la vie quotidienne des foyers sénégalais en particulier et africains en général. Ces scènes, tournées dans une banlieue de Dakar, sont en prise directe avec la réalité du moment où le monde entier est secoué par une crise sanitaire due au covid-19.



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