Afrique: Au palais des Congrès – Ils s’y plaisent…


Les députés ont découvert mardi un nouveau cadre de travail délocalisé au mont Nkol Nyada.

Les députés ont mis leur sensibilité en commun mardi au palais des Congrès, pour parler de leur nouveau cadre de travail. Les uns dans un air délicat, les autres, émerveillés, avec un sourire… masqué ! Mesures barrières oblige. Disons donc que la première curiosité a été cette grosse machine (en des termes savants, on l’appelle sas électronique), et ce tapis vert mouillé, placés à l’entrée de la salle Tripartite. Elle asperge quelques gouttelettes d’eau dès qu’on s’y engouffre. On dit alors qu’elle vous désinfecte, cette machine. Une manière honorable de tuer le virus sur les vêtements, la tête, les pieds et les mains. Que ne ferait-on pas pour un représentant du peuple ?

Et le nouveau lieu de la rencontre alors ? Une sensation particulière. Peut-être que les termes justes sont venus d’un député de l’Union démocratique du Cameroun. Pour lui, les élus ont découvert un cadre « historique mais pas hystérique ». Tout nouveau parlementaire de la 10e législature, il a même dit, avec zèle emmitouflé dans sa gandoura blanche, que son parti revendiquait un lien particulier avec la salle Tripartite. Il paraît que les générations anciennes en savent quelque chose. Ça se serait passé en 1991…

L’autre, députée à l’allure toujours replète, a carrément dit que « son » palais des Verres lui manquait ! Même comme il était difficile de savoir si elle était sincère. Les traits de son visage étant invisibles. La taille de son masque était vraiment faciale. Mais il y’avait du vert quand-même, si c’est cette couleur qui manquait tant aux députés. Les fauteuils rembourrés, confortables et majestueux, avaient cette couleur. Même s’ils étaient disposés à moins d’un mètre, chaque député avait un masque. Ils en avaient même plusieurs.

L’Assemblée nationale ayant décidé d’offrir à chaque élu, un pack « anti-corona ». Et grâce aux masques (ou aux mesures barrières), l’hémicycle est moins bruyante. Les chuchotements entre parlementaires étaient limités. On ne sait pas ce qu’un mot peut transporter. Ou, « comme une balle », s’il peut transpercer le masque. Même les applaudissements n’étaient pas automatiques. D’ailleurs, ils n’ont applaudi qu’une seule fois, malgré les emphases dans le discours du PAN. Ce n’est qu’au moment où ce dernier a déclaré « ouvert » les travaux de la session de juin que l’hémicycle a bouillonné.



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