Cameroun: Barrage hydroélectrique de Memve’ele – EDC veut accélérer les finitions


Le directeur général de la société Electricity Development Corporation vient d’effectuer une visite sur le site de l’ouvrage, à Nyabizan

Parachever la construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele. C’est l’une des nouvelles missions confiées par le président de la République à Electricity Development Corporation (EDC), lorsqu’il a récemment réorganisé cette société et approuvé ses nouveaux statuts. Une nouvelle mission qui arrive au moment où les regards sont tournés vers les travaux de finition de la ligne d’évacuation de l’énergie produite entre Nyabizan et Yaoundé, longue d’environ 350 km. En effet, la construction de cet ouvrage, l’un des derniers fleurons de la fructueuse coopération sino- camerounaise, est achevée depuis juin 2017 ; les essais liés à la mise en service de l’infrastructure ont été concluants. Au point où la ville d’Ebolowa ne connait plus de longues semaines sans énergie électrique.

Toutefois, à ce jour, le barrage hydroélectrique de Memve’ele n’injecte que 60 MW d’énergie, sur une puissance installée de 211 MW, dans le Réseau interconnecté Sud (RIS), à travers les postes de Djop, près d’Ebolowa, et de Mbalmayo. Ceux d’Ahala et de Nkolkoumou n’étant pas achevés. Ayant en charge, depuis le décret du président de la République, signé le 4 mai dernier, la gestion, pour le compte de l’Etat, du patrimoine public dans le secteur d’électricité, EDC veut rendre disponible le courant électrique produit à Memve’ele.

Le directeur général, Théodore Nsangou est donc descendu sur le site mardi et mercredi derniers, pour faire le point de la situation. Tout en reconnaissant que les essais de mise en service de l’usine n’étaient pas tout à fait terminés, Théodore Nsangou a également constaté que les techniciens ne semblent pas s’accorder sur certains aspects relatifs aux problèmes surve- nus au niveau des vannes. Le barrage, en lui-même, n’ayant aucun problème, la question de son exploitation optimale est donc liée à l’usine de production proprement dite. Il est question pour EDC d’augmenter la puissance déjà injectée en réseau, pour passer, à très court terme, de 60 à 80 MW.

Le directeur général a même donné le délai d’un mois pour atteindre cet objectif, ajoutant que dans les six prochains mois, il s’agira de passer à 180 à 200 MW d’énergie injectés dans le RIS sur une bonne par- tie de l’année. Théodore Nsangou a par ailleurs visité toutes les structures liées au transport du courant électrique de Nyabizan jusqu’à Yaoundé. Une ligne de 225 kilovolts pas encore achevée, parce qu’en butte à certains blocages liés aux indemnisations dans certains départements traversés. Mais, avant de quitter Ebolowa, le directeur général d’EDC a eu des échanges avec les autorités traditionnelles du Sud en général, et de la Vallée-du- Ntem, en particulier.

Des questions liées à l’efficacité du Programme d’accompagnement socio-économique de Memve’ele (PASEM), outil mis en place pour faire bénéficier aux populations des communes de Ma’an et de Campo, situées dans l’emprise du barrage, des retombées socio-économiques de l’exploitation de cette importante infrastructure hydroélectrique. Théodore Nsangou a également évoqué, avec ses interlocuteurs du jour, l’objectif d’assurer l’électrification rurale dans tous les arrondissements de la Vallée- du-Ntem qui, selon le préfet Bouba Haman, est ravitaillée par l’énergie thermique, très onéreuse et aléatoire pour tout développement socio-écono- mique. L’heure est donc à l’ac- tion pour rentabiliser le barrage de Memve’ele pour le mieux- être des populations locales et du développement du Cameroun.



allafrica

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