Avec ses cafés et restaurants, Paris retrouve (presque) la vie d’avant



À la suite du discours d’Emmanuel Macron du dimanche 14 juin, la réouverture totale des bars, cafés et restaurants en région parisienne est un pas supplémentaire vers un retour à la normale pour ses habitants.

“Avec la réouverture des restaurants et des cafés parisiens, Macron accélère la levée du confinement” : parmi les annonces du chef d’État français, prononcées dimanche 14 juin au cours d’un discours télévisé, le quotidien britannique The Independent a choisi de titrer sur les symboles de l’art de vivre à la française, surtout dans la capitale.

Trois mois après l’annonce du confinement, le 15 mars dernier, le président français a franchi une étape supplémentaire et invité à la relance de l’activité économique du pays. “Alors que les vacances d’été approchent, nul n’ignore l’ampleur des défis économiques et les centaines de milliers d’emplois menacés, juge, depuis l’Argentine, La Nación.

Jusqu’à présent, les bars, cafés et restaurants ne pouvaient servir qu’en terrasse et non en intérieur. L’aménagement de l’espace urbain a été par conséquent remodelé dans les rues de Paris depuis la première phase du déconfinement, le 11 mai.

“Au nord de la rue de Rivoli, dans le dédale de ruelles pavées du quartier du Marais, bars, cafés et restaurants ont gagné de l’espace sur les trottoirs et les places de stationnement”, indique The Guardian, dans un reportage consacré à la piétonnisation et la transformation des places de parking en pistes cyclables au sein de la capitale.

Une terrasse pour échapper à la faillite

“La décision [de la maire de Paris, Anne Hidalgo] d’autoriser les cafés et restaurants à empiéter sur ces espaces pour installer des terrasses temporaires est largement saluée, poursuit le journal britannique, avant de donner la parole à un restaurateur parisien :

Pour certains, ouvrir une terrasse, c’est tout bonnement échapper à la faillite.”

La restauration, étroitement liée au secteur de l’hébergement, fait partie des domaines les plus touchés par la crise liée au coronavirus, avec la perte de plus de 50 000 emplois au premier trimestre 2020, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).





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