Afrique: Renforcement de l’audiovisuel – Matar Sylla annonce l’initiative «Africa media E-lines »


«Récemment, nous avons développé, il y a deux ou trois semaines, une initiative qui va être de plus en plus officielle, une sorte de Africa media E-lines. C’est, en tout cas, tous les leaders de média africains qui se regroupent pour être un peu plus forts et faire face aux difficultés actuelles et pour créer une synergie».

L’information est de l’ancien Directeur général de la radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), matar Sylla, qui milite pour le renforcement des médias africains et souhaite qu’ils aient des politiques audiovisuelles extérieures.

Invité de l’émission «Jury du dimanche» sur iRadio hier, dimanche 21 juin, il a décliné cette initiative pour regrouper «le vecteur leader de média africains, une sorte de Africa media E-lines», en cours et qui sera de plus en plus officielle.

A en croire M. Sylla, ce regroupement permettra, par exemple à certains groupes de média au Sénégal d’intégrer des média

au Bénin ou en Côte d’Ivoire et vice-versa. «Cette participation croisée, il faut que nous allions vers ça. C’est la marche du monde qui l’exige et ça nous rend plus forts.

Même si nous n’allons pas jusqu’à des fusions totales, (il faudrait que) nous ayons des plages de convergence, de partenariat». Il en veut pour preuve, «nous allons vers la TNT (Télévision numérique terrestre)», avec «des centaines de chaînes.

Qu’est-ce que nous y mettons ? Quelles chaînes ? Qu’est-ce que nos femmes vont consulter ? Qu’est-ce que les jeunes vont consommer ? Est-ce que nous sommes capables de créer des émissions spécifiques, des chaînes thématiques ?»

Autant d’interrogations qu’il a soulevées. Avant d’ajouter : «que tout ça soit une sorte de vitrine du Sénégal qui soit diffusée non seulement ici, mais diffusée à l’international», a-t-il prôné.

Pour l’ancien Dg de la RTS, la TNT permettra de multiplier les chaînes, donc «d’attirer les investisseurs. Et ça va créer une sorte de jonction entre, par exemple, le Sénégal et la diaspora».

Et de poursuive que «tout ça, c’est une autre manière d’aborder l’aide à la presse de manière concrète, avec des contenus Win-Win». Et la France, où «le ministère des Affaires étrangères finance des organismes audiovisuels», en est un exemple, relève-t-il.

Toutefois, Matar Sylla s’est empressé de lever toute équivoque, précisant qu’il ne dit pas qu’il est contre l’aide de la presse.

Mais, à son avis, il faut de nouvelles pistes. «Il faut que les pays africains aient individuellement, collectivement, régionalement, des outils, des médias et des contenus qui puissent véritablement servir de politiques audiovisuelles extérieure.

Je le crois. Les autres le font, ils viennent le faire dans nos langues nationales. Il n’y a aucune raison que nous, nous ne fassions pas le contraire.

Qu’il y ait des chaînes sénégalaises qui puissent être vu en Turquie, en Chine, en Inde, etc. en appliquant le régime de la réciprocité», préconise-t-il.



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