Angola: Le pays maintient suspendus des vols commerciaux


Luanda — Les vols commerciaux internationaux réguliers à destination et en provenance de l’Angola resteront suspendus durant un temps indéterminé, a annoncé vendredi le ministère des Transports.

La décision s’inscrit dans le cadre des mesures de lutte et de prévention du Covid-19, selon une note de ce département ministériel.

Le ministère rappelle que l’ouverture des vols commerciaux à destination et en provenance du territoire national dépend de l’évolution épidémiologique nationale et, à cet effet, elle doit mériter l’approbation de l’Autorité Sanitaire Nationale.

Il souligne qu’il dépendra également de règles spécifiques à définir par l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile, dans le cadre des accords aériens établis.

Selon la note, dans cette phase de catastrophe publique, seuls les vols humanitaires et spéciaux seront autorisés, dans le cadre de l’aide humanitaire et pour d’autres raisons inaliénables.

Le ministère des Transports explique que les vols humanitaires et spéciaux organisés par un État spécifique ou une organisation humanitaire internationale seront autorisés, validés par les entités compétentes, qui sont destinés au retour des citoyens nationaux et des étrangers résidant en Angola, au rapatriement des étrangers et des non-résidents vers leurs pays respectifs et à l’aide humanitaire .

De même, les voyages officiels, l’entrée et la sortie de fret, de marchandises et de colis postaux, les urgences médicales, les escales techniques, l’entrée et la sortie du personnel diplomatique et consulaire, le transfert des cadavres (jusqu’à deux compagnons) seront autorisés, ainsi que les entrées pour accomplir des tâches spécifiques par des spécialistes étrangers.

À cet effet, prévient le ministère, tous les passagers voyageant en Angola doivent subir un test moléculaire basé sur RT-PCR SARS-cov-2, jusqu’à 8 jours avant la date du voyage.

Les passagers voyageant d’Angola à l’étranger, dans le cadre des vols autorisés définis ci-dessus, ne doivent effectuer des tests que si cela est requis dans le pays de destination.

En ce qui concerne la quarantaine, le document mentionne que, alors que la situation de catastrophe publique, la clôture sanitaire nationale et de la ville de Luanda sont en vigueur, les passagers en provenance de l’étranger sont soumis à une quarantaine institutionnelle obligatoire, pour une période de 14 jours.

La quarantaine institutionnelle s’effectue dans un centre de quarantaine publique défini par l’Autorité Sanitaire Nationale, et les passagers peuvent, à leurs frais, choisir de séjourner dans des hôtels préalablement agréés par l’Autorité Sanitaire Nationale.

La période de quarantaine peut être réduite à sept jours, si le passager effectue un test moléculaire basé sur RT-PCR SARS-cov-2, dans un service privé certifié par le ministère de la Santé.

Quant aux exceptions, la note publique indique que l’entrée et la sortie du personnel diplomatique et consulaire sont régies par la Convention de Vienne (sur les relations diplomatiques), devant, dans ce cas, être soumis à la quarantaine domiciliaire.

Les voyages des passagers dans les secteurs pétrolier et minier continuent d’être régis par un régime spécial, avec un préavis minimum de 72 heures de communication aux autorités compétentes.

Le ministère indique qu’il continuera à suivre la situation en collaboration avec les différents départements ministériels, en particulier l’Autorité Sanitaire Nationale, en cherchant à tenir toutes les parties prenantes et les parties intéressées, en particulier dans le secteur aéronautique, informées des développements futurs.

« Les mesures de mobilité qui peuvent être mises en œuvre dans le contexte actuel peuvent être adaptées en fonction de l’évolution épidémiologique nationale, des besoins de défense et de contrôle sanitaire des frontières nationales », lit-on dans la note envoyée à l’ANGOP.



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