«Un honneur de figurer au palmarès du Prix Marc-Vivien Foé»



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Victor Osimhen est le lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2020. L’attaquant du LOSC a livré ses impressions à RFI, quelques heures après son retour d’un séjour au Nigeria. « Que le trophée reste à Lille et me revienne, c’est vraiment génial », a savouré le successeur de l’Ivoirien Nicolas Pépé au palmarès du meilleur joueur africain du Championnat de France.

RFI : Victor Osimhen, vous êtes le meilleur joueur africain de la Ligue 1. Quelle est votre réaction ?

Ça me fait très plaisir. C’est un honneur de figurer au palmarès de ce Prix, quand on voit ceux qui l’ont reçu avant moi, comme Nicolas Pépé l’an dernier. Que le trophée reste à Lille et me revienne, c’est vraiment génial.

Quelle a été votre recette pour briller si rapidement en Ligue 1 ?

Je suis un grand fan de la Ligue 1. Là où j’ai grandi, je regardais les matches. Je rêvais de venir jouer ici et quand j’y suis parvenu, je me suis dit qu’il fallait que je réussisse ma première saison et je suis très heureux d’avoir pu le faire.

Un autre Nigérian a remporté ce trophée : Vincent Enyeama en 2014. Un gardien mais tout de même une source d’inspiration pour vous ?

Bien sûr, c’est comme un grand frère pour moi. On se parle tous les jours lui et moi. Il m’a donné énormément de bons conseils, ça m’a aidé. Je suis très proche de lui. Et gagner ce Prix Marc-Vivien Foé, en tant que Nigérian, c’est un grand moment pour ma famille et moi.

Il jouait à Lille, lui-aussi. Le club le mieux représenté dans le palmarès du Prix Marc-Vivien Foé et un club qui vous a donné votre chance cette saison !

Bien sûr. Beaucoup de Nigérians ont joué à Lille. Il y a eu Vincent, il y a eu Peter Odemwingie et ils ont donné beaucoup de bonheur à ce club. Et c’était important pour moi aussi de venir et faire bonne impression. Ce que j’ai fait.

La vie n’a pas toujours été facile pour vous. Ces épreuves vous donnent-elles de la force pour réussir ?

Totalement. La vie n’a pas été facile, j’ai dû lutter et c’est ce qui m’a amené là où je suis. Maintenant, je veux continuer et poursuivre sur ma lancée.

Vous aviez 4 ans quand Marc-Vivien Foé est mort en plein match avec le Cameroun. Est-ce une grande fierté de remporter un titre qui porte son nom ?

C’est une légende, pas seulement en France, mais dans le monde et surtout en Afrique. J’ai un immense respect pour lui. Je suis très fier d’avoir remporté un trophée qui porte son nom. C’est quelque chose que je chérirai toujours.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Didier Drogba était mon modèle quand j’étais enfant et il l’est toujours. De temps en temps, je regarde ses matches et j’essaye d’en tirer quelque chose dont je puisse me servir encore aujourd’hui.

Concernant les « Super Eagles », comment faire pour succéder à Odion Ighalo, meilleur buteur de la dernière CAN ? Quels sont vos rêves sous le maillot du Nigeria ?

Ce que je veux, c’est être en mesure d’aider l’équipe à remporter des trophées internationaux. Bien sûr, je veux marquer encore plus de buts en sélection. L’objectif c’est de continuer à être le buteur n°1 du Nigeria. On a de très bons joueurs, comme Simon Moses, Iheanacho et les autres. Je vais continuer à travailler pour garder ma place.

Un mot sur vos entraîneurs, Gernot Rohr, Christophe Galtier ? Comment vous ont-ils aidé à progresser, en tant que joueur mais aussi autant que personne ?

Gernot Rohr a toujours cru en moi. Même quand j’étais à Wolfsburg et que je ne jouais pas beaucoup, il m’a toujours soutenu, en me téléphonant et tout ça… Il a vu mon potentiel et a toujours continué à m’encourager. Christophe Galtier a été fantastique avec moi dès mon arrivée à Lille. Il s’est comporté comme un vrai ami. Il a déjà beaucoup compté dans ma carrière et dans mon parcours à Lille.

Un mot sur vos concurrents ? Vous devancez Islam Slimani, l’attaquant de Monaco.

C’est un excellent attaquant. Je pense que tous les finalistes du Prix devraient être heureux aujourd’hui parce qu’on a tous fait une grande saison qui nous a permis de figurer dans cette liste. Je leur dédie d’ailleurs ce trophée. Simon Moses m’a envoyé un message juste après l’annonce de ma récompense. Il m’a félicité. Et à tous les autres joueurs présents dans cette liste du Prix Foé, je voudrais leur dire : « On a fait du bon boulot et continuons pour mettre l’Afrique au premier plan. »

Désormais, vous êtes le meilleur joueur africain du Championnat de France. Quel est votre rêve ? Devenir le meilleur joueur africain au monde ?

Oui. C’est l’objectif que je me suis fixé depuis tout petit. Le chemin est encore long pour figurer parmi les meilleurs Africains alors je veux me servir de ce Prix pour continuer à travailler, travailler dur et bien sûr garder la discipline dans tout ce que je veux et je pense que j’y arriverai.



rfi

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