60 ans après, la Belgique face à son passé colonial



Ce 30 juin, la République démocratique du Congo fête les 60 ans de son indépendance. Pour la Belgique, ancienne puissance coloniale, cette histoire, faite de grandes souffrances pour le peuple congolais, est méconnue et polémique. Elle est pourtant indissociable de ce qu’est le pays aujourd’hui, comme le relate la presse belge.

Soixante ans après l’indépendance du Congo – qui fut Congo belge, puis Zaïre et enfin République démocratique du Congo –, c’est peu dire que les Belges connaissent mal cette part déterminante de leur histoire qu’a été la colonisation.

Et pourtant, comme l’a constaté le quotidien Le Soir, il n’y a qu’à arpenter Bruxelles pour constater l’omniprésence de ce passé. Les “grands hommes” de l’aventure coloniale sont partout, des noms de rues ou de places jusqu’aux statues du désormais très polémique roi Léopold II, ou de sanguinaires lieutenants et hommes d’affaires.

Et puis il y a les monuments – les imposantes arcades du Cinquantenaire, les somptueuses serres du palais de Laeken, sans oublier “le ‘palais des Colonies’, devenu le musée royal de l’Afrique centrale” –, qui “témoignent d’une richesse dont nous avons oublié l’origine, comme ces vieilles maisons de famille mille fois rénovées par les générations qui s’y sont succédé en oubliant l’ancêtre fondateur”, écrit Colette Braeckman, la spécialiste Afrique du quotidien, dans un long dossier qu’elle consacre à “cette histoire douloureuse”, sous la forme d’une promenade dans la capitale belge. Une histoire qui a contribué à la richesse du pays, mais aussi à celles de nombreuses familles, raconte la journaliste :

Les traces de l’argent qui coulait naguère du Congo comme d’une veine ouverte, nous en avons soudain découvert partout, dans la capitale et dans le pays.”

Un bilan impossible à établir

C’est seul, en son nom propre, que le roi Léopold II s’est lancé dans l’aventure coloniale, rappelle Le Soir. Pour son profit personnel, mais surtout avec “le rêve fou” d’“embellir la Belgique et d’abord Bruxelles, permettre

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