Au Venezuela, Nicolás Maduro expulse l’ambassadrice de l’Union européenne



Très irrité par les nouvelles sanctions européennes contre des responsables politiques du Venezuela, le dirigeant Nicolás Maduro a donné trois jours à l’ambassadrice de l’UE pour quitter le pays.

“Après l’annonce de nouvelles sanctions, Nicolás Maduro ordonne l’expulsion de l’ambassadrice de l’Union européenne au Venezuela”, Isabel Brilhante Pedrosa, titre El País rapportant l’annonce faite par le dirigeant vénézuélien lundi 29 juin. Visiblement énervé, le dirigeant vénézuélien cité par le journal a lancé :

Qui sont-ils pour tenter de s’imposer par la menace ? Ça suffit !”

Bruxelles a émis ce 29 juin des sanctions contre onze responsables politiques vénézuéliens, réitérant ainsi des sanctions déjà prononcées en novembre 2017 à l’encontre de plusieurs hauts responsables vénézuéliens.

Ces nouvelles sanctions s’imposent à plusieurs parlementaires, dont un député dissident de l’opposition, Luis Parrra, qui a tenté en janvier 2020, avec le soutien du régime chaviste, de prendre la présidence de l’Assemblée nationale dominée par l’opposition, suscitant ainsi un chaos supplémentaire dans la vie institutionnelle du pays.

Les sanctions visent également le président de la chambre constitutionnelle de la Cour suprême, deux hauts gradés de l’armée, deux juges et d’autres hauts fonctionnaires vénézuéliens.

Violations des droits humains

Concrètement, explique El País, ces mesures consistent “à interdire aux personnes mentionnées de voyager [dans l’UE] et à geler leurs avoirs”. Elles s’appliquent désormais à 36 responsables vénézuéliens, et Bruxelles évoque dans sa résolution les actions judiciaires du Venezuela pour faire tomber l’immunité parlementaire de députés, dont celle de Juan Guaidó, reconnu par l’UE comme président par intérim, ainsi que “de graves violations des droits humains” et des atteintes à la liberté d’expression dans le pays.

Dans son discours, Nicolás Maduro s’en est pris également à l’ambassadeur d’Espagne, Jesús Silva, qu’il juge “complice” de l’invasion avortée le 3 mai dernier de mercenaires au Venezuela, baptisée Opération Gedeon.

Selon le Wall Street Journal du 26 juin, “le gourou de l’opposition Leopoldo López a dirigé le plan pour faire tomber Maduro”, avec l’assentiment de l’ambassade d’Espagne où l’opposant López est actuellement réfugié à Caracas.





A lire aussi

Laisser un commentaire