Algérie: Le pays ne renoncera pas à sa demande de restitution de ses archives détenues par la France


M. Abdelmadjid Chikhi, conseiller auprès du Président de la République, chargé des archives nationales et de la mémoire nationale, a réaffirmé vendredi que l’Algérie « ne renoncera pas à sa demande de restitution de ses archives détenues par la France ».

Dans une déclaration à l’APS, à la veille de la célébration du 58e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale, M. Chikhi a précisé que « la génération actuelle et celles qui lui succéderont demeureront attachées à la demande de restitution de toutes les archives nationales détenues par la France et se rapportant à plusieurs périodes de notre histoire », estimant qu' »il n’y a pas chez la partie française de réelle volonté de clore ce dossier définitivement ».

Selon lui, les responsables français en charge des négociations sur ce dossier n’ont pas de pouvoir décisionnel en la matière.

La loi promulguée par la France en 2006 en est une parfaite illustration, puisqu’elle dispose que « les archives font partie du domaine public » et qu’elles sont, par conséquent, « inaliénables et imprescriptibles », a estimé M. Chikhi, qui a été nommé récemment conseiller auprès du président de la République en charge des archives nationales et de la mémoire nationale.

Il a également cité la décision de disperser les archives algériennes détenues par la France dans d’autres centres « à l’insu de l’Algérie ».

Il a indiqué dans ce contexte que la Grande commission mixte algéro-française pourrait se réunir ce mois-ci et aura entre autres dossiers à examiner, celui de la récupération des archives nationales.

Des associations, des historiens et des juristes avaient demandé aux autorités françaises « l’accès immédiat » aux archives notamment celles inhérentes à la Guerre de libération nationale, à travers l’abrogation du texte de loi préconisant la protection du secret de défense nationale.

« Alors que le Président français Emmanuel Macron appelle à un débat sur le passé colonial de notre pays, l’accès aux archives permettant un examen informe et contradictoire de ces questions est aujourd’hui entravé », lit-on dans la déclaration.



allafrica

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