Burkina Faso: Fonds exceptionnel de solidarité – Des artistes contre les critères de sélection


Le syndicat national des artistes-musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) était, le jeudi 2 juillet 2020 à Ouagadougou, face aux hommes et femmes de médias. La gestion du Fonds exceptionnel de solidarité a été au menu des échanges.

Le Syndicat national des artistes-musiciens du Burkina Faso (SYNAMUB) « désapprouve » la gestion du Fonds exceptionnel de solidarité (FES). Il l’a fait savoir, le jeudi 2 juillet 2020 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Selon le président du SYNAMUB, Abdoul Kader Ouattara dit Almamy KJ, le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), en lieu et place d’une gestion transparente du FES, a préféré édicter des critères « ultra-sélectifs et exclusifs ». La décision d’exclure les artistes-fonctionnaires de la liste des bénéficiaires du FES, a illustré Almamy KJ, ne s’est pas fondée sur des critères scientifiques. Pour lui, elle a été faite de façon aléatoire.

« C’est pour cette raison que nous avons attiré l’attention du BBDA sur cette exclusion. Car pour nous, un artiste est un artiste », a fait savoir Almamy KJ. Il a relevé, en outre, les manquements de l’institution dans la répartition du fonds à travers le non-respect de l’échéance prévue. Une situation qui a enregistré, a dévoilé M. Ouattara, le non-paiement de certains souscripteurs et le double paiement pour d’autres. A cet effet, le SYNAMUB a recommandé, a-t-il dit, la mise en place d’un logiciel unique et centralisé de comptabilisation des œuvres musicales exploitées pour les organes de diffusion. Par ailleurs, Almamy KJ est revenu sur le 1 milliard 25

millions F CFA du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dont « la répartition tarde à se faire sans explication aux acteurs ».

A ses dires, cette lenteur du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme commence à faire perdre patience à l’ensemble des acteurs culturels. Il a déploré également l’exclusion du SYNAMUB des travaux de la Commission nationale de la culture (CNC) et la rédaction du statut de l’artiste. Il a rappelé, dans le même ordre d’idées, des insuffisances dans la double déclaration des artistes polyvalents et la durée de la validité de la carte d’artiste. En ce qui concerne les préoccupations non satisfaites (non-exigence de contrats professionnels, la diminution du coût de la carte d’artiste, la prise en compte des artistes fonctionnaires dans le statut de l’artiste, le traitement fiscal, etc.), il a invité les artistes à se tenir prêts pour des actions dans les jours à venir.



allafrica

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