Cameroun: Développement économique des communes – L’option gagnante de l’approche Himo


La question était au centre de l’atelier de validation du document programme national intégré d’aménagement des collectivités territoriales hier à Yaoundé.

«La particularité de l’approche à haute intensité de main d’œuvre (Himo) est qu’on utilise la main d’œuvre et les matériaux locaux pour réaliser une infrastructure de qualité. Et donc nous créons de la richesse dans la ville où l’infrastructure est réalisée. Au moins 70 à 80% du budget de l’ouvrage reste dans la localité », indique Médard Kouatchou, coordonnateur national de l’unité technique Himo au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Autre élément : au terme de la phase pilote de cette opération, ce sont depuis 2013 près 38 communes qui ont pu en bénéficier pour près de 9 milliards de F injectés. Ce qui a créé 6.200 emplois pour près de 3 milliards de revenus distribués comme salaire aux ouvriers.

Assez donc pour justifier le recours à cette pratique qui devrait participer au développement économique des collectivités territoriales décentralisées (Ctd). Hier, il se déroulait à Yaoundé l’atelier de validation du document programme national intégré d’aménagement des Ctd par approche Himo. Il était question pour les maires et responsables des administrations publiques d’enrichir ce document qui permettrait de garantir l’efficience et l’efficacité de la mise en œuvre des programmes de développement basés sur l’approche Himo. Cette option qui devrait participer à la création de 100.000 emplois décents en cinq ans, l’utilisation des matériaux locaux pour offrir des facilités d’insertion socioé- conomique aux jeunes, offrir des opportunités économiques aux populations locales, pme et aux très petites entreprises locales.

Ce programme, toujours selon le Minepat ambitionne la construction des infrastructures socio-économiques de base de plusieurs types, notamment les routes en pavés de béton ou de pierre, les bâtiments et équipements collectifs en matériaux locaux, les ouvrages d’assainissement et de franchissement de faible portée, l’embellissement et l’assainissement urbain. « Outre la valorisation de nos matériaux locaux, une telle approche permet de réaliser une transformation économique réelle et une amélioration de nos agrégats de commerce extérieur en réduisant les importations », a indiqué Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) .



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