la gauche au pouvoir veut sauver la TAP, quitte à risquer le crash



La participation du gouvernement portugais au capital de la compagnie aérienne va monter à 72,5 %, pour la sauver de la faillite. Mais cette bataille pourrait coûter très cher à la gauche au pouvoir, avertit la presse portugaise.

“L’État prend les commandes de la TAP”, annonce le Jornal de Notícias. Et “pour sauver 100 000 emplois”, ajoute Público. L’ensemble de la presse portugaise commente ce 3 juillet le sauvetage de la compagnie aérienne par l’État. Le gouvernement va investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la TAP de 50 % à 72,5 %, assurant ainsi son contrôle public.

“Heureusement, nous avons évité la nationalisation”, a toutefois précisé hier le ministre des Infrastructures, Pedro Nuno Santos. Car si le principal actionnaire privé, l’homme d’affaires américain David Neeleman, se retire, son associé portugais Humberto Pedrosa, lui, détient toujours 22,5 % des parts de l’entreprise. Les salariés, quant à eux, conservent leurs 5 %. Aucun décret de nationalisation (synonyme d’expropriation) n’a donc été soumis par l’exécutif socialiste au président de centre droit Marcelo Rebelo de Sousa.

Une première injection de 1,2 milliard d’euros

“Non, la TAP ne sera pas nationalisée”, résume Observador. Le site d’informations précise que si l’entreprise est bien publique, sa gestion, elle, ne le sera pas. “Le gouvernement va faire appel à une société, qui devra choisir les gestionnaires privés – et bien payés – pour diriger la TAP (après une période de gestion transitoire)”, enchaîne Expresso.

Cette solution, s’est justifié hier le ministre des Finances João Leão, permet d’

[…]

Vincent Barros





A lire aussi

Laisser un commentaire