Cameroun: Missions de maintien de la paix – Le pays veut renforcer sa présence


Tel est le but visé par les séminaires nationaux de formation des cadres de plusieurs administrations locales lancés hier à Yaoundé

Plus que jamais, le Cameroun entend être présent sur le théâtre mondial des opérations de maintien de la paix. A ce titre, le pays veut multiplier le nombre de ses représentants au sein des organismes internationaux chargés d’assurer la résolution des conflits dans le monde. Mais cela passe par une meilleure appropriation des normes d’accession exigées par ces institutions. Les séminaires nationaux de formation organisés depuis hier à Yaoundé par le Comité interministériel mis sur pied à cet effet, visent justement à outiller les hauts cadres de la fonction publique camerounaise sur les modalités de recrutement dans ces missions. En accroissant ainsi leur nombre au sein de la fonction publique internationale, les séminaristes œuvreront au rayonnement politico-diplomatique du Cameroun. Ils permettront également la modernisation des appareils nationaux de défense et de sécurité.

Recrutés parmi les différents corps de l’administration, les 35 participants à ces travaux proviennent de la présidence de la République, des Services du Premier ministre, des ministères des Relations extérieures, de la Justice, de la Défense, de la Gendarmerie nationale, de la délégation générale à la Sûreté nationale. Ils verront leur expertise renforcée dans les quatre modules en rapport avec les catégories majeures d’opérations de soutien à la paix.

Le premier module à trait à la diplomatie préventive dont l’objet est d’éviter le surgissement des différends entre les parties, d’empêcher ceux existant de se transformer en conflit ouvert. Les trois autres modules concernent le rétablissement, le maintien et la consolidation de la paix. Tous ont pour objectif de rapprocher les parties hostiles, de définir les structures propres à raffermir la paix afin d’éviter une reprise des hostilités. « Ces arguments se fondent en effet sur les moyens pacifiques prévus au chapitre VI de la Charte des Nations unies », a indiqué, James Gabche Nche, président du Comité interministériel chargé de coordonner l’organisation de ces séminaires. Ces assises en présentiel s’achèvent demain et pourront continuer en ligne au regard de la situation sanitaire qu’impose la pandémie du nouveau Coronavirus .



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