Confinés, les Philippins font des bébés



Obligées de rester chez elles et privées d’accès au planning familial, un grand nombre de Philippines sont tombées enceintes pendant la période de confinement. Conséquence : les démographes s’attendent à 214 000 naissances supplémentaires à compter de décembre.
   

Un baby-boom pour Noël. C’est ce que prédisent les démographes philippins au regard du confinement strict imposé à la population de l’archipel durant la pandémie de Covid-19. “Deux millions de naissances sont prévues dans l’année qui vient, dont 214 000 grossesses non planifiées”, rapporte le Philippine Daily Inquirer sur la base d’une étude réalisée conjointement par l’Institut philippin de la population (Uppi) et le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap).

En mars, le président Rodrigo Duterte a rapidement imposé des restrictions quant aux déplacements à Manille, et plus largement sur la grande île de Luçon, pour tenter d’enrayer la propagation du virus, puis une grande partie de l’archipel avait suivi. Conséquence : les Philippins, qui, pour beaucoup, misent sur les centres de planning familial pour se fournir en contraceptifs, en ont été privés.

Et dans ce pays à majorité catholique, où le taux de fertilité est traditionnellement élevé (2,53 naissances par femme en 2019), il n’en fallait pas plus pour affoler les démographes. “Une femme sur trois dont les besoins auprès du planning familial n’auront pas été satisfaits tombera enceinte”, explique Juan Antonio Perez III, directeur du Comité sur la population et le développement (PopCom). Au total, ce sont 590 000 Philippines qui n’auront pas eu accès au planning familial pendant le confinement.





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