arrestation du journaliste et militant des droits de l’homme Omar Radi



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Le journaliste et militant des droits de l’homme a été arrêté par la police judiciaire de Casablanca dimanche soir. Il a été interpellé avec un confrère, Imad Stitou, pour « ivresse publique et violences ». Une interpellation qui survient alors qu’Omar Radi est au cœur d’une double enquête sur une affaire d’espionnage.

Officiellement, son arrestation est liée à une altercation dans un bar avec un journaliste de Chouf TV. Un média arabophone qui mène une campagne de diffamation contre Omar Radi ces dernières semaines. Ce dimanche encore, le journaliste a par exemple diffusé des photos suggérant qu’il était suivi par une voiture noire.

Omar Radi fait l’objet d’une enquête pour « atteinte à la sûreté de l’État » depuis quelques jours. La semaine dernière, il avait été interrogé pour « obtention de financements étrangers, en lien avec une agence de renseignement ». Cette enquête, diligentée par le parquet de Casablanca, fait suite à un rapport d’Amnesty International, qui affirme que le journaliste Omar Radi a été espionné par l’État marocain via un logiciel espion installé sur son téléphone depuis l’été 2019.

Les autorités marocaines réfutent ces allégations et exigent que l’ONG fournisse des preuves tangibles afin d’étayer leurs allégations. Elles accusent également Omar Radi d’avoir été en contact avec un ex-agent du MI6 (services de renseignement anglais), et donc d’être un « espion ».

RSF demande des explications

Amnesty International affirme quant à elle disposer de toutes les preuves, et Omar Radi nie les accusations dont il est l’objet. « Je n’ai jamais été à la solde d’une puissance étrangère et ne le serai jamais. Je ne suis ni un espion ni un agent à la solde d’agendas extérieurs », lit-on dans un communiqué publié samedi sur sa page Facebook.

Reporter sans Frontières demande aux autorités marocaines de fournir des explications concernant son interpellation et réclame sa libération. Au niveau local, un comité de soutien, créé par une dizaine de journalistes, s’est formé ce lundi.



rfi

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