Cameroun: Alerte au choléra à Kribi – Le village des pêcheurs à délocaliser


Après la mort de 12 malades, le gouverneur de la région du Sud, Felix Nguélé Nguélé étant sur le terrain jeudi dernier.

« Il y a urgence à agir ». Ces mots du gouverneur du Sud, Félix Nguélé Nguélé, sont lourds d’émotion. L’autorité administrative vient de faire le tour du village des pêcheurs à Londji, bourgade située au bord de l’océan Atlantique à une quinzaine de kilomètres du centre ville de Kribi. Le gouverneur et sa suite ont touché du doigt les réalités de la zone. Une très mauvaise hygiène et la promiscuité dictent leurs lois. Dans ce village, les toilettes n’existent pas. Tout se fait dans la rivière qui se verse dans la mer ou à la plage. Et pendant la marée haute, toute cette saleté revient envahir les cours et les maisons. Des odeurs nauséabondes parfument le village. Cette insalubrité très avancée a donc permis au vibrion cholérique d’être bien à l’aise et se propager sans aucune difficulté.

L’épidémie de choléra est active à Londji. A ce jour, on compte officiellement 12 décès. D’après le délégué régional de la Santé publique pour le Sud, le district de santé de Kribi a enregistré 62 cas. Pour neutraliser le vibrion cholérique, le gouverneur du Sud a préconisé la sensibilisation. Elle sera conduite par les agents communaux et le personnel médical. On apprendra aussi du gouverneur que le ministère de la Santé publique est au four et au moulin pour envoyer à Kribi des vaccins dans les prochains jours.

Selon des sources, le choléra a toujours fait des victimes à Londji. « Il y a souvent eu des cas isolés. Parfois un mort », déclare une habitante des lieux. Mais cette fois, c’en était trop. D’après le gouverneur du Sud, la solution idoine pour stopper la source de contamination de la maladie à Londji est de délocaliser le village des pêcheurs. L’on ne peut pas creuser un forage encore moins des toilettes dans la zone. La nappe d’eau est à 50 centimètres. « Les actions à entreprendre localement seront prises en toutes fermeté. Celles qui ont besoin de l’accord de l’administration centrale seront transmises le plutôt possible. Il faut agir », fait savoir Félix Nguélé Nguélé.



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