Cameroun: Défense des femmes victimes de violences – Gaëlle Wondje prend position


La chanteuse camerounaise est l’ambassadrice de l’opération « Juste une étincelle ». CT l’a rencontrée le 2 juillet dernier à Yaoundé, où elle est venue dévoiler ce projet.

Gaëlle Wondje a quitté son territoire de Douala pour une visite professionnelle à Yaoundé. Dans la capitale, la chanteuse n’a pas pris le micro, et déclamé sa passion sur scène comme elle en a l’habitude. Cette fois, un objectif humanitaire a guidé ses pas. L’artiste était là pour présenter, mais surtout défendre le projet « Juste une étincelle » (JUE), visant à sensibiliser sur les violences basées sur le genre. A cette campagne qui lui tient à cœur, l’artiste a choisi de prêter le nom de son dernier album. Et pour mener à bien son combat, elle s’est liée à l’association Promotion et Assistance de la Femme Africaine, la (PAFA), qui initie cette série d’actions, milite contre les abus faits aux femmes, et se mobilise pour la promotion et l’autonomisation de celles-ci. Le titre de l’album a tout de suite plu à cette organisation, car il correspondait exactement aux démarches à effectuer dans le cadre de cette campagne.

Le 1er juillet dernier dès son arrivée à Yaoundé, Gaëlle Wondje était déjà au travail. En compagnie d’Alexis Medi, président de la PAFA, elle a rendu une visite à l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, pour lui expliquer en profondeur les termes de « Juste une étincelle ». Le projet va s’étendre sur six mois, avec plusieurs phases comme les messages de sensibilisation, les conférences éducatives, une tournée médiatique et une rencontre avec des associations de femmes dans les régions du pays. « A cause de la Covid-19, la mobilisation a été décalée, mais autour de janvier-février 2021, nous allons clôturer cette sensibilisation avec une soirée de gala, mais entre-temps, nous allons dérouler au fur et à mesure les activités liées à ce projet », déclare Gaëlle Wondje.

D’après elle, la sensibilisation face à ces violences a toute sa place dans un environnement où dès l’enfance, les filles ne sont pas traitées avec autant d’égard que les garçons. Le but ultime est d’impliquer la justice. « Le Cameroun a ratifié de nombreuses lois sur les droits humains, et il serait important que les auteurs de violences faites aux femmes soient arrêtés et traduits devant les tribunaux », a souhaité Gaëlle Wondje. L’artiste qui a collaboré avec des noms comme Manu Dibango, André Marie Tala, Etienne Mbappe, Charlotte Dipanda, entre autres, poursuit à travers cette nouvelle bataille, son désir de liberté et d’émancipation des catégories vulnérables. Son expérience de coach vocal grâce à laquelle elle a croisé et révélé de nombreux talents de la musique camerounaise lui a appris, confesse-t-elle, « à être à l’écoute de tous ». Une qualité qu’elle ressort une fois de plus de par le projet « Juste une étincelle ».



allafrica

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