Afrique: Confucius à la conquête du continent


Depuis une quinzaine d’années, Beijing a lancé une vigoureuse offensive dans les secteurs qu’elle considère comme prioritaires pour faire connaître sa culture immémoriale et ses réalisations contemporaines.

Depuis le lancement en 2002 du Chinese Bridge Project pour la promotion de la langue chinoise à l’étranger par le ministère chinois de l’Education, l’apprentissage du mandarin connaît un développement exponentiel au plan mondial.

Cet enseignement passe par les Instituts Confucius qui ont connu un essor fulgurant sur tous les continents depuis leur lancement en 2004.

Il y en a 500 dans 140 pays. Un chiffre bien supérieur à celui du Goethe Institut et du British Council, mais inférieur aux Alliances françaises (800).

Le Togo a inauguré son Institut Confucius en 2009.

Le défi chinois, aujourd’hui économique et géopolitique, sera aussi à terme idéologique et culturel.

La Chine sait qu’à côté de sa réussite économique, son héritage culturel universellement admiré est son meilleur atout pour le développement de son soft power à l’étranger. Une nécessité pour les dirigeants chinois avec la crise mondiale du coronavirus.

Outre l’étude de la langue, beaucoup d’Instituts proposent des conférences sur la culture traditionnelle et sur la Chine contemporaine, mais aussi diverses activités telles que sinologie, calligraphie, étude des textes anciens, histoire de la Chine, gastronomie, médecine traditionnelle, taï-chi, etc.

Ils fonctionnent généralement en partenariat avec les universités locales. Au Togo, l’Institut est situé à l’Université de Lomé.

Selon Aboudou Maman, le directeur de l’Institut Confucius de Lomé, les Les étudiants togolais sont les meilleurs dans la maîtrise de la langue chinoise au niveau de la sous-région ouest africaine.

Ils ont toujours été dans les premiers aux différents concours internationaux de mandarin.

‘La langue chinoise constitue une passerelle importante pour promouvoir les échanges économiques, culturels et commerciales entre la chine et le Togo’, souligne les diplomates chinois à Lomé.



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