Cameroun: Le CCD demande à la France de suspendre toute convention d’aide ou prêt avec le Cameroun


Monsieur le Présidentde l’assemblée nationale française, Nous sommes le CCD (Conseil des Camerounais de la Diaspora) association loi 1901 ayant son siège à Paris.

L’une de nos missions fondamentales porte sur une contribution civique à la construction d’un État de droit et au développement, à travers une incitation citoyenne des Camerounais à davantage d’implication dans les affaires intérieures et extérieures de leur pays.

Monsieur le Président, nous avons constaté ces dernières années que le pouvoir camerounais, sous le fallacieux prétexte du maintien de l’ordre et de la sécurité, s’emploie, à travers un endettement conséquent, à investir de plus en plus dans des opérations militaires contre les populations civiles à l’intérieur du territoire national, particulièrement dans les régions anglophones des Nord-ouest et Sud-ouest où sévit une guerre civile sanglante depuis bientôt quatre ans.À cela s’ajoute une chape de plomb caractérisée par des opérations policières de plus en plus meurtrières sur l’ensemble du territoire camerounais et aussi de très nombreuses violations de droits humains parfois décriées par les organismes internationaux tels que, l’ONU, l’UE, l’UA, International Amnesty, Human Rights Watch, etc.

Monsieur le Président, nous vous ferons l’économie de la situation d’instabilité quasi généralisée due principalement à la guerre civile dans les régions du No-So, à l’entorse au processus démocratique et aux multiples violations flagrantes des droits humains à l’encontre des opposants au régime de Yaoundé qui préfère le tout répressif contre sa population en lieu et place d’un dialogue national inclusif. La conséquence étant le bilan humanitaire catastrophique auquel nous assistons et qui se résume sommairement en :

– Quinze mille personnes tuées dans les régions anglophones depuis bientôt quatre ans- Cinquante mille personnes réfugiées au Nigéria voisin- Un million et demi de personnes déplacées à l’intérieur du pays- Des crimes barbares contre les populations civiles ; les derniers connus étant les massacres de Ngarbuh le 14 février 2020.- Le non-respect du verdict des urnes de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018- Des arrestations arbitraires- La perpétration des crimes de torture- Des centaines de prisonniers politiques y compris Mr AYUK TABE le leader de la cause anglophone et Mr Mamadou MOTA le vice-président au MRC du Professeur MauriceKAMTO le réel vainqueur de la dernière élection présidentielle du 07 octobre 2018- Des privations de libertés ; d’expression, de la presse, de réunion- Les assassinats de nombreux journalistes… parmi lesquels Samuel WAZIZI- Le tripatouillage de la constitution afin d’aboutir à une succession de gré à gréEtc.

Monsieur le Président, parce que déjà traumatisés par les carnages et massacres qui ont cours dans notre pays le Cameroun, du double fait de la guerre civile et des violations flagrantes généralisées des droits humains, nous, Camerounais de la Diaspora vous prions de suspendre tout(e) éventuel(le) aide ou prêt à ce régime dictatorial et illégitime, afin de nous éviter la peine supplémentaire des manifestations de grande ampleur devant les sièges ou représentations des Institutions, bailleurs de fonds, partenaires bilatéraux ou multilatéraux qui dorénavant consentiraient des aides ou prêts à l’État du Cameroun. Car ces aides et prêts, au final et contrairement aux nobles intentions humanitaires qui les motivent, serviraient plutôt à alimenter la guerre et à multiplier le nombre de victimes tant civiles que militaires sur le territoire national camerounais.Cette suspension qui, à notre humble avis, reste le meilleur moyen de pression sur le pouvoir de Yaoundé afin qu’il convoque de toute urgence une Conférence Nationale pour la Paix et la Réconciliation.

En vous remerciant pour votre bienveillante attention, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Bien cordialementPour le CCDLe Président Robert WANTOL’Administrateur NANA TONZI

Ampliations :La Présidence de la République FrançaiseLe Premier Ministère & Le Quai d’OrsayONU, UE, UA, Francophonie, CommonwealthInternational Amnesty, Human Rights WatchLa Presse…



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