après la bagarre, le dialogue – GABONACTU.COM


Vincent de Paul Massassa et le bureau du SYPROMINES © DR

Le Syndicat des professionnels des mines (SYPROMINES) a fait évoluer sa stratégie de lutte. Après la bagarre la semaine dernière avec la garde rapprochée du ministre du Pétrole, des hydrocarbures, du gaz et des mines, le bureau du Syndicat était assis lundi autour d’une même table avec le ministre de tutelle, Vincent de Paul Massassa qui a longuement écouté les doléances de ses collaborateurs.

 

Thierry Allogo, le président du Syndicat des professionnels des mines (Sypromines) a longuement exposé sur les revendications du personnel de la Direction générale des mines qui totalise près de 200 agents.

Le SYPROMINES réclame des avantages liés au rattachement de l’ex ministère des Mines au ministère du Pétrole. Désormais, le syndicat veut aussi jouir de la Prime spéciale (PS) connue dans le passé sous la célèbre appellation de « fonds communs » versée à leurs collègues de la Direction générale des hydrocarbures. Ils exigent aussi une police d’assurance maladie de la compagnie Ascoma ainsi que des bons de sable et gravier pour leur permettre de bâtir leurs cases.

Le dossier traîne depuis sept mois d’où la montée au créneau du Sypromines. Jeudi, le syndicat après une assemblée générale à l’esplanade du ministère a tenu à rencontrer séance tenante le ministre. Une trentaine de membres a décidé de ravaler les marches d’escaliers qui conduisent au 8ème étage de l’immeuble où se trouve le cabinet du ministre.

Voyant venir une foule en colère, la sécurité rapprochée du ministre a tenté de bloquer le passage ce qui a provoqué « des violences ».

Furieux, le personnel est descendu, le président du syndicat aurait frappé un coup de patte sur une baie vitrée qui s’est brisée. Il aurait aussi donné des coups sur le véhicule du ministre dont la tôlerie s’est aussi déformée.

Malgré ces violences, le ministre a mis un peu d’eau dans son vin et a décidé de rencontrer vendredi le personnel en grève dans le hall principal de l’immeuble du Pétrole.

La rencontre de lundi est la suite logique de la « paix des braves » entamée vendredi.

« En bon père de famille, le Ministre s’est montré réceptif et a demandé au syndicat de lui accorder quelques jours afin d’analyser sereinement toutes les revendications exposées », indique un communiqué du ministère.

Les échanges, lundi, se sont déroulés dans une ambiance détendue, témoignant de la volonté des parties de préserver la paix sociale au sein du Ministère.

Marie Dorothée





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