Belly Mujinga, victime du Covid-19, est devenue une figure du mouvement Black Lives Matter



Cette employée noire de la gare de Londres-Victoria a contracté le Covid-19 quelques jours après qu’un homme se déclarant infecté lui a délibérément craché dessus. Décédée le 5 avril dernier, Belly Mujinga est devenue un symbole, fréquemment cité par le mouvement antiraciste Black Lives Matter, relate BBC News Africa.

m ! Belly Muji ga !” scandent  es manifestants en introduction de la vidéo de BBC News Africa, lors d’une manifestation du mouvement Black Lives Matter (“Les vies noires comptent”) le 12 juin à Londres. Employée au guichet de la gare de Londres-Victoria, cette Britannique originaire de République démocratique du Congo et âgée de 47 ans est morte du Covid-19 le 5  vril dernier.

Deux semains auparavant, le 22 m rs, “un homme qui affirmait être atteint du Covid-19 avait craché et toussé sur elle et sa collègue”, rapporte The uardian, et les deux femmes sont tombées malades “quelques jours après cette agression”. Or d’après un membre de sa famille et une collègue ayant assisté à l’incident, Belly Mujinga “avait exprimé son désaccord à l’idée de travailler à l’extérieur du guichet sans équipement personnel de protection”. Les deux femmes affirment que la compagnie de transport ferroviaire qui employait Belly Mujinga, Govia Thameslink, “savait qu’elle avait des problèmes respiratoires mais a tout de même insisté pour qu’elle travaille dans le hall de la gare et qu’elle interagisse avec les voyageurs”. En outre, son employeur l’aurait également “renvoyée au travail après l’incident du crachat, bien qu’elle ait été physiquement en état de choc en raison du traumatisme”.

“Traitées come des robots”

“Nous avons supplié de ne pas sortir”, témoigne encore auprès du Guardian une collègue présente lors de l’agression : “Nous avons  it : ‘nos vies so t en danger’.” Forcées de travailler en gare malgré leurs craintes, les employées n’ont ailleurs “pas été autorisées à porter des masques”, d’après une employée de Londres-Victoria, qui estime : “Nous avons  té traitées comme si nous étions des robots.”

Dans le reportage de BBC News Africa consacré à Belly Mujinga, son époux soul gne quant à lui que “des jeunes se sont révoltés” pour “défendre la c use de [sa] femme”, affirmant que, désormais, “cette histoir ne peut plus être stoppée”.

Les conditionsde travail qui ont causé la mort de Belly Mujinga – déplorées notam ent par un porte-parole de Boris Johnson – ont été dénoncées par le syndicat indépendant TSSA (Transports Salaried Staff’s Association). Ce dernier a demandé une enquête auprès du Railway Inspectorate, organisme britannique chargé de superviser la sécurité des chemins de fer.





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