Cameroun: Aides-soignants, sages-femmes et infirmiers – La formation revisitée


Depuis hier à Yaoundé, les responsables des écoles de ces personnels de santé revisitent les curricula et revoient l’approche éthique dans leurs structures.

A eux seuls, ils constituent un des maillons essentiels du système de santé. Les infirmiers, aides-soignants, sages-femmes et maïeuticiens au Cameroun sont à l’honneur pendant deux jours à Yaoundé. Les responsables des établissements de formation de ces personnels de santé y sont réunis pour repenser les curricula, harmoniser la formation et évaluer les recommandations de l’année dernière. En présidant l’ouverture des travaux hier, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Malachie Manaouda, a salué leurs efforts immenses et incontournables en cette période. En effet, « la transformation de notre système de santé et la couverture santé universelle telles que prescrites par Paul Biya sont largement tributaires de la qualité des formations dispensées et des ressources humaines qui en découlent », va-t-il relever. C’est pourquoi, un temps d’arrêt est marqué au sein des établissements de formation pour faire le point.

Déjà, les performances de ces établissements font état d’un taux de réussite de 91% l’an dernier. Maintenant, il faut mettre en œuvre les réformes entreprises par le gouvernement. Entre autres, l’arrimage du système Licence-Master-Doctorat (LMD) qui a vu ses premières cuvées de détenteurs d’une licence en sciences de la sage-femme mises sur le marché de l’emploi et la délivrance de premiers diplômes en sciences de la sage-femme par l’Université de Buea ; la construction d’une cartographie des sites de stage pour les étudiants de la filière sage-femme maïeuticien pour les dix écoles de sages-femmes relevant du Minsanté ; l’élaboration de grilles de formation par filière et les cellules pédagogiques en cours de réactivation dans chaque établissement.

Au menu ces deux jours de travaux, on retrouve l’harmonisation des curricula de formation ; l’évaluation de la formation des sages-femmes/maïeuticiens et du remplissage de leurs relevés de notes ; ainsi que la révision du cadre légal d’organisation des concours et de certifications. Le ministre a également attiré l’attention de ces responsables sur des pratiques telles que l’admission de candidats présentant des diplômes non conformes, les inscriptions faites en marge des procédures en vigueur au Minsanté, le recrutement parallèle des étudiants dont les noms ne figurent sur aucune liste des résultats de concours publiés et le non-respect des taux de scolarité arrêtés par taux réglementaire. « Je vous demande de renoncer à ces pratiques et de tout mettre en œuvre pour pallier ces insuffisances », a prévenu Malachie Manaouda. Le digital devra également être intégré dans les formations.



allafrica

A lire aussi

Laisser un commentaire